Annales des Mines (1866, série 6, volume 10) [Image 222]

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FONDATIONS HYDRAULIQUES, ETC.

APPLICATIONS DE LA MÉCANIQUE, ETC.

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2° L'application de soupapes de sûreté et de manomètres, notamment de celui qui doit faire connaître au mécanicien

le degré de tension de l'air dans l'intérieur des tubes (5). 3° Les précautions à prendre pour ralentir le passage des ouvriers de l'air libre à l'air comprimé et réciproquement, ainsi que les mesures hygiéniques à prescrire sur les chantiers.

DES APPL1CATINS DE LA MÉCANIQUE A L'HORLOGERIE.

Par M. IL RÉSAL, ingénieur des mines.

En ce qui concerne le contrôle, même officieux, que M. Triger voudrait que l'administration exerçât sur les appareils, nous ne partageons aucunement l'opinion de cet ingénieur ; nous croyons que l'intervention de l'administration pourrait engager sa responsabilité, mais nous pensons qu'il pourrait être utile d'appeler l'attention des ingénieurs sur les précautions que l'application du procédé rend nécessaires, et peut-être Votre Excellence jugera-t-elle qu'il y aurait lieu par ce motif d'ordonner la publication du présent rapport, dans les Annales des reines et des ponts et chaussées.

Nous sommes avec respect, Monsieur le Ministre, de Votre

Excellence, les très-humbles et très-obéissants serviteurs, C. COMBES, E. DE HENNEZEL, FÉLINE ROMANY.

(q`) D'après les renseignements qui nous ont été donnés, il paraît que, dans certaines circonstances, la pression de l'air dans le tube a été portée bien au delà de celle qui aurait suffi pour refouler les eaux dans le terrain perméable ou les évacuer par le tuyau de dégagement, qui n'existait pas, ou dont le jeu était paralysé. La pression déjà trop forte aurait encore reçu des accroissements subits par l'enfoncement brusque du tube dans des bancs argileux mous et peu perméables. Il suffirait, ce semble, pour écarter les chances d'accidents de ce genre, qui peuvent mettre les ouvriers en danger, de limiter la pression de l'air non pas seulement dans le sas, mais dans le tube lui-même au moyen d'une ou de deux soupapes adaptées à des tuyaux communiquant directement avec le tube et convenablement chargées.

L'industrie la plus importante du département du Doubs, après la métallurgie du fer, est incontestablement l'horlogerie. Lors du recensement que l'on a clû faire en 1854 en vue de l'exposition universelle de l'année suivante, on a reconnu que la ville de Besançon comptait 5. 000 horlogers; depuis cette époque le nombre de ces ouvriers s'est accru successivement, et il s'élève actuellement à io.000, soit environ un cinquième du total de la population. On fabrique journellement dans cette ville 1.000 montres dont

la plupart sont en or ; enfin le droit de poinçonnage de garantie perçu par l'État s'élève annuellement à 5oo.000 fr. En 1856, M. le ministre de l'instruction publique, préoccupé de l'importance de l'industrie horlogère à Besançon, m'invita à consacrer quelques-unes de mes leçons de la Faculté des sciences aux applications de la mécanique à l'hor-

logerie dans le but de donner aux contre-maîtres une in-

struction analogue à celle que l'on rencontre dans les ateliers de construction; ce cours a été brusquement interrompu deux ans après sa création. Mes notes, que j'avais mises de côté, seraient probablement pour toujours restées dans l'oubli, si une circonstance particulière n'avait réveillé mes -',sympathies pour l'horlogerie, que j'avais dû étudier avec soin dans mon rapport à la commission départementale pour l'exposition de 1855. Cette circonstance est la création d'une école municipale d'horlogerie qui, sous l'habile direction de M. Sire, dont le TOME X, d66.

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