Journal des Mines (1794-95, volume 1) [Image 179]

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( 88 ) nière espèce de cendre ne sert que pour les verreries de

( 89 ) verre

commun.

Sur IIS,000 quintaux de soude qu'on recueille dans la pro. eince de Murcie , 12 mille quintaux vont en Angleterre, s s mille en

Hollande!, s mille à Venise sa mille à Gènes ; le surplus passoit en

France savoir , 20 mille quintaux dans les partie du Nord , et Co mille dans celles du Midi ; il en est de même à Alicante. Une partie de cette dernière e,pece de soude est emplèyée dans les fabriques de savon qui sont à Elche, Novelda et Alicante. Il ne se fait , dans la province de Murcie , qu'environ s,000 quintaux de bourde et fort peu d'aguazul. Ces deux substances paSsoient en entier dans les ports de Fr -nce. (t 6,n. 36.1. r) La plante qui donne la soude, se nomme en Sicile acerbe, du mot scerbare , qui signifie sarcler. On l'appelle aussi saponara et erba di vetro , à cause de ses usages pour la fabrication du verre et du savon. Les cendres se nomment &allure lorsqu'elles sont en gros blocs tocchi et tocchetti lorsqu'elles sont en morceaux ; et polvere di soda quan4 elles sont en poudre. La majeure partie de ces cendres passe à Venise et à Marseille. (Sestini sur qu. productions de la Sicile. ) La soude des

environs de Marsala passe point la meilleure. ( Riedesel. Pyage au levant ). Suivant l'Encycl. méth. , c'est celle de Scoglietti. On cultive aussi la soude en Sardaigne , à Malte et dans quelques parties du continent de l'Italie. 11 n'est pas douteux que cette culture ne convienne très-bien à la Corse. Les italiens en sèment dans les jardins comme herbe potagère. ( Arduino modi da praticarsi p. 3 ). On la nomme à Venise roscano ; dans d'autres endroits, spinella.

Il a été publié, en 1780 , par ordre des magistrats de Venise , une instruction sur les moyens de cultiver cette plante , et de l'incinérer pour obtenir la soude. L'auteur de cette instruction , que nous avons mise à profit, est Arduino.

( r7 ) Les soudes du Levant étoient en grande réputation en Fiance et en Italie dans le siècle dernier. Menet qui écrivait alors sur l'art de la verrerie , les cite comme le fondant le plus en usage. Il dit qu'on les tiroir d'Alexandrie et de Tripoli deSyrie. Suivant Alpinus , on brûloit , de son temps, en Egypte , le mesembrianthemurn nodiflorum , qu'il nomme kali égyptien , le salicornia et un salsola kali épineux, qui est peut-être le muricata. Les anciens

tarl.fs des douante de France nomment ces Sou les , eendt'es de

ou Syrie. Crue de Tripoli venoït dans des sacs bleux , et étoit moins estimée , suivant Savari , que celle de Saint-Jean-d'Acre , dont lea sacs étoient gris. On faisoit encore moins de cas de celle de Seyde. On rapporte que le pacha de Tripoli les achète des arabes du. Lésert. Les voyageurs modernes ne donnent aucune lumière sur- cette branche de commerce , qui paraît moindre qu'elle n'était autrefois, du moins par rapport à la France Peut-être la facilité de se les procurer a-t-elle été la première cause de, l'établissement des verreries et des savonneries à Venise. Il se fait aussi de la soude à A stracan sur la mer Caspienne , avec le chenopodium frinicOsum et herbaceum , le salsola altissima et salsa 3` litais cette soudé est de fôrt Mauvaise qualité. (x8) Pallas cite principalement les steppes ou plaines-désertes d'Iset , Ischim , Barabyn , et les pays situés aux environs du lac Baikal étau«

delà. ( Voyez sa description du lac amer d'Iamiscliefskoi'a , à l'est l'Irtist h. Traduc. vol. 3, pag. 133 ). Toutes les contrées hases s'étendent de l'Ischina à l'Irtisch , sont fortement imprégnées d'un grand nombre de sels. Boulduc a fait connaître en 5717 ,( mém. de l'acad: p. 37i ) un sel da Gl..ti'ber natif, trouvé dans une fouille abandonnée, près dc 'Grenoble. Il dit , à cc sujet, qu'on en trouve aussi dans les mines de cuivre de Ncusohl en Hongrie. - Sahlbeil a trouvé près d'Urnes. en Laponie, qu'il crut être da natrum. ( Mem. de l'acad. de Stockolm, /739 ). (19) Relativement aux lacs de Hongrie , qui contiennent du Sulfate de 'soude , voyez' le second numéro du Journal (2.o) Stahl parois aioir reconnu , le premier, que le sulfate de soude se trouvoit dans les eaux minérales. '( Specimen ilecher44.nurn ,.170;j. Après lui Hoffman , professeur à Halle , découvrit une source d'eau. minérale, dont la livre donne, au rapport de Ilenckel , deux grcs de ce sel. ( Observ. phys. et chim. 1701. ). Boulduc fit voir qu'il ex"istoit dans les eaux de Passy et dans celles de Bourbon ( 57,9 ). Delius a décrit , en 1767 , le sel de Glauber qu'on retire des salines de Fridrichshall dans le pays de Saxe HilbourghaOse

qui jouissait de quelque ccHarité , sous le nom de sal fredericianum. On sait aujourd'hui que ce sel est aboi:date dans les muires et le schlot de toutes les salines. On pourroit faire usage de