Annales des Mines (1864, série 6, volume 6) [Image 263]

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REVUE DE GÉOLOGIE.

TERRAINS.

M. 0. He er à la famille des diatomacées. Le genre bactryllium paraît ne pas s'élever au-dessus de l'infralias. Au-dessus de ces schistes à bactryllium et du calcaire noir qui

très-riche en coupes et très-détaillé, au lias inférieur de la Meur-

les accompagnent, se trouve un calcaire dolomitique, surmonté lui-même par des calcaires et schistes à empreintes d'ammonites pyritisées. Puis vient un calcaire rouge ammonitifère, les schistes possidonomia Bronnii et une série de calcaires et de schistes qui sont inférieurs au macigno. M. Gap el lin i a trouvé dans ces couches un assez grand nombre de fossiles liasiques et infraliasignes. Les espèces les plus abondantes et les plus caractéristiques sont : Plicatula intusstriata (Emm.); pecten Zalgeri (Mer.) ; P. aviènloïdes Ilopp. ; lima putictata (Sow.); avicula Deshayesi (Terq.);

leda faba (Winkler); nucula subovalis (Gold.); cardinia regularis (Ter.); cardita austriaca (Hauer ); C. munita (Stopp) ; astarte cingulata (Terq.). Ces simples noms suffisent pour révéler la parenté qui existe entre la faune de la Spezzia, de l'Azzarola et des grès d'Ilettange avec le Bone-bed. TERRAIN JURASSIQUE.

Lias. Orne. Le grès de Sainte-Opportune (département de l'Orne) avait d'abord été rapporté à la formation crétacée par quelques géologues ; mais en étudiant avec soin ses fossiles, M. III orle r e () est arrivé à conclure que ce grès est liasique. Il attribue également au lias le minerai de fer qu'on avait cru tertiaire et qui se rencontre sur les plateaux dans les communes de Joué-du-Plain, les Yveteaux, Saint-Brice. Il résulte des études de M. Mor iè r e que dans une partie de l'ar-

rondissement d'Argentan, dans une sorte de golfe resserré entre un

cap granitique, vers Botilly, et le cap silurien de la vallée de la Gance, la largeur de la zone jurassique indiquée sur les cartes doit être augmentée de 25 à 30 kilomètres à l'ouest. Le dépôt liasique offre d'ailleurs des caractères minéralogiques différents, suivant qu'il repose sur le granite ou bien sur les terrains de transition.

Lorraine, Luxembourg, Nord - Est du bassin de Paris. MM. Terq nem et Piette (2) ont consacré un mémoire spécial, (jf) Note sur le grès de Sainte-Opportune et sur la formation liasiquede l'Orne Caen, 1863.

(2) Bulletin de la Société géologique, L XIX, p. 322.

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the, de la Moselle, du grand-duché du Luxembourg, de la Belgique,

de la Meuse et des Ardennes. Dans leur travail, ils ont adopté la méthode employée par M. 0 pp e 1 et qui consiste à classer les subdivisions paléontologiques d'après l'espèce prédominante des ammonites. Cette méthode, excellente pour des monographies

particulières, serait sans doute en défaut, si l'on voulait l'appliquer à des régions géographiques très-étendues; car la répartition des faunes naturelles n'a point le caractère de rigidité qu'on est tenté de lui attribuer, quand on renferme ses observations sur un théâtre assez limité. Nous avons déjà dit ce que ces auteurs pensent de la position géologique du bone-bed; ils admettent quatre divisions principales dans le lias inférieur qui sont du haut en bas, i° les strates à Belemnites brevis; e à Ammonites bisulcatus; 3° à Amm. angulatus; 40 à Amm. planorbis. Chacune de ces zones, dans la région qu'ils décrivent, renferme des grès et des marnes. Les deux premières seules renferment l'Ostrea arcuata. Si l'on comprend sous le nom d'infralias les zones à Ammonites planorbis et à Ammonites angulatus, on ne peut dire qu'il constitue un étage géologique, mais seulement une subdivision du lias inférieur. Les grès du Luxembourg représentent les zones d'flettange, d'Arlon, de Ilimogne, et sont des parties plus ou moins développées du lias inférieur, de même que les marnes de Jamoigne, de Distrof et de Strassen.

Hierlatz. D'après l'étude des céphalopodes de Ifierlatz, M. 0 pp el (1) s'est trouvé conduit à rapporter les couches de cette

localité à la moitié supérieure du lias inférieur. L'examen des gastéropodes et des acéphales avait disposé M. Strol ic z ka à les

ranger au contraire dans le lias moyen, sinon supérieur. Mais M. Op p el pense que les céphalopodes fournissent des données plus certaines et plus importantes pour la classification des couches jurassiques. Hongrie. M. Pe te rs (2) a décrit le lias du district de Fünfkirchen dans lequel il a retrouvé trois zones comparables à celles de la Souabe, avec leur faune pélagique. La partie inférieure, la plus importante industriellement à cause

de Ses riches couches de charbon, est formée à la base de lits (i) N. fehrbuclt de L., p. 59; 1862. (2) John. d. K. K. G. Reich., 1862.