Annales des Mines (1862, série 6, volume 1) [Image 213]

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EN ANGLETERRE,

ÉTAT PRÉSENT DE LA MÉTALLURGIE DU FER

des scories au haut fourneau et on précipite les opérations du puddlage et du cinglage. A cette limite seulement s'arrête cette poursuite de l'économie, parce qu'aller au delà serait s'exposer à produire un métal auquel on ne pourrait même plus donner la forme qui en assure l'écoulement. On conçoit d'ailleurs que, même dans ces limites, le travail en pareilles qualités est fort difficile ; les rebuts pour criques,

fentes, pailles seraient sans doute fort nombreux, si le choix était tant soit peu sévère. Les paquets peuvent être homogènes et la soudure parfaite (ce qui est au moins douteux à cause de la malpropreté des barres puddlées) , mais la résistance à froid de semblables produits doit finir par ne pas dépasser de beaucoup celle des fontes. Substitution du fer brut aux mélanges de brut et ballé. La substitution absolue du fer brut aux mélanges de brut et ballé usités pour rails ordinaires, a été adoptée ici dans un but exclusif d'économie. Il ne faut point confondre ce cas avec celui où, pour améliorer les soudures, on a employé des paquets composés de barres brutes aussi homogènes que possible. Alors on choisissait les fontes, on les mazait même. Les forges galloises qui appliquent ce procédé sont entrées par là dans la voie suivie par lesusines du Cleveland et du Durham ; nous en parlerons bientôt plus

en détail.

Premier exemple.

Consistance et production d'un atelier à rails.

cages, produisait de 950 à i.000 tonnes (tonnes de 2. 4.00 liv.) par semaines de cinq jours et demi de travail. De tous ceux

que nous avons visités, c'est le plus réputé pour son activité et l'économie de sa fabrication. Ajoutons que dans cette production ne sont pas comprises les couvertes; on la préparait dans une usine spéciale. Personnel de l'atelier. Les 1 2 fours de première chaude étaient servis par 6 paqueteurs (pilers), chacun gagnant environ 5 à 6 liv. parmois. 12 réchauffeurs (tulliers) 7 à. » aides (helpers). 3 't 2 chargeurs (chargers).

2 déchargeurs (pulling out ) 2 rouleurs de paquets (coachers).

de

6à7

3 `Ï.

n

Les 5 fours de deuxième chaude occupaient : 5 réchauffeurs, . 2 chargeurs, 4 déchargeurs, payés aux mêmes taux que les précédents. 3 rouleurs,

Enfin on Comptait: i° Au Au blooming.

3 dégrossisseurs (roughers).

mique les consommations de houille, en bloc pour couvertes et pour rails, la comptabilité des usines ne distinguant point toujours les deux opérations.

Un ate-

lier comprenant 12 fours de réchauffage (I" chaude) et 5 de seconde; un blooming et un train finisseur à deux

§ 3. Produits et consommations des ateliers à rails.

Nous ne rapporterons ici que quelques notes recueillies dans les principales forges à rails du pays de Galles, renvoyant pour le complément à nos tableaux de prix de revient. On trouvera particulièrement dans la section écono-

4o5

41à

5 liv. par mois.

2' Au train proprement dit. lamineur (roller). 10 à 12 liv. par mois. aide lamineur (help'er) 5à 6 a releveurs (hooleers) de devant. . . ) 4 releveurs (hookers) d'arrière . ) 4 à 4 1 preneur (finishing catcher) tt » 30 A la scie. 4 hommes gagnant

4 à 5 liv. par mois.