Annales des Mines (1857, série 5, volume 11) [Image 108]

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RÉSUMÉ DES OBSERVATIONS RÉCENTES

SUR LES GLACIERS.

M. Forbes a mesuré l'avancement d'Un bloc de roche sur la mer de glace, en face du Montanvert , sur la partie latérale ; il trouve pour la moyenne de l'année,. 147 mètres environ. Le mouvement du centre étant au

moyenne , pour se relever de nouveau vers la fin de l'hiver ou à l'approche du printemps. » On a cru pendant longtemps que les glaciers étaient frappés d'immobilité pendant l'hiver, mais des observations faites d'abord au glacier de Grindelwald , puis à celui de l'Aar inférieur et à celui des bois, il résulte que leur mouvement de translation n'est point inter-

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moins de 2/5 plus grand donnerait le chiffre de 2o5 mètres , ce qui indique une vitesse presque trois fois plus forte que celle observée au glacier de l'Aar. Les glaciers de second ordre

ont aussi été expéri-

mentés dans le même but. Sur le glacier de Granbei g

dont la pente est de 51 à 54°, M. Desor a trouvé un avancement annuel moyen d'environ 18 mètres. Sur celui de Zinkenstock , dont la pente moyenne est de 5o°, et qui atteint sur certains points ho°, M. Desor a trouvé un avancement annuel d'environ 22 mètres. Il a également remarqué que les bords de ces glaciers marchaient plus lentement que le milieu.. On voit que les glaciers de second ordre qui se meu-

vent sur des pentes très-fortes , ont néanmoins une somme d'avancement beaucoup plus faible que celle des grands glaciers, parce que leur masse ou leur-épaisseur est beaucoup plus faible. Les chiffres qui précèdent représentent une moyenne

annuelle , mais les observateurs que nous venons de

citer ont remarqué que l'avancement n'était pas le même à toutes les époques de l'année, ils ont été conduits à cet égard par l'expérience aux conclusions suivantes « Que le mouvement des glaciers subit des oscillations régulières. Qu'il atteint son maximum de vitesse au printemps et au commencement de l'été, époque à laquelle il excède de beaucoup la moyenne annuelle.

Qu'il se ralentit insensiblement 'à l'approche de l'hiver, époque à laquelle il tombe au-dessous de la

rompu, il est seulement ralenti ; MM. Desor et Dollfus résument leurs expériences faites en hiver à la station de l'hôtel des Neuchâtelois, par les chiffres suivants,

comparés et répartis sur toute une année, 1845-46. Monvemont diurne

diurne

mu y en.

Du 21 juillet au 25 septembre.. 0,2085 Du 23 septembre au ut janvier. . . o,i597

Du il janvier

au 17 avril...

Du 17 avril

au 29 juin

.

o,228i

quicnucsenndrait à un avancement

annuel de

76,20 58,29 85,25

i24,46

M. Desor a aussi observé que les glaciers avaient nonseulement un mouvement longitudinal, d'amont en aval dont nous venons de parler, mais encore qu'ils étaient animés d'un mouvement transversal qui tend à déverser

les glaces du thalweg sur les deux rives, et un troisième mouvement qui tend à exhausser ces mêmes parties latérales. D'après des expériences faites au glacier

de l'Aar, sur un point donné près du bord, on trouve les proportions suivantes entre ces trois mouvements. Le mouvement longitudinal étant 18, Le mouvement transversal est 6. Et le mouvement de hausse est la progression des glaciers est A leur talus terminal , soumise à deux influences contraires. D'une partie mouvement continu des niasses supérieures doit faire tendre à un envahissement continu aussi de leur extrémité inférieure. Mais d'autre part, cette progression est arrêtée