Annales des Mines (1848, série 4, volume 13) [Image 107]

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S 4. n. OPÉRATION.

logies chimiques et l'ensemble des faits métalluN

gigues que j'ai observés établissent que dans la scorie galloise le soufre en excès existe à l'état de sulfure ferreux, dissous dans la scorie par

trouvent avantage à introduire, à grands frais, de la pyrite de fer dans leurs lits de fusion (i). La *composition moyenne de la scorie de la Composition chide la scofonte II déterminée (voir § 16,6) sur le mélange rnique rie.

silicate de fer; Ces composés, peu intéressants pour les chimistes, sont au contraire fort communs et fort essentiels, ainsi que j'aurai occasion de le prouver ailleurs dans certaines réactions métallurgiques. La présence constante du sulfosilicate de fer dans les scories de la fusion des

(1) Je citerai à cette occasion une anecdote qui me parait de nature à démontrer que les ouvriers métallurgistes ont ordinairement, au sujet des réactions confiées à leur

fer. L'oxyde de cuivre, qui tend d'abord à se dissoudre par l'action de la silice, est réduit par les deux éléments du sulfure : le cuivre métallique formé se sépare aussitôt de la scorie pour se déposer ou se dissoudre dans la matte.

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Ce rôle important du sulfo-silicate de fer jette, me-e connue je le prouverai, de nouvelles lumières

Importance du sulfo-silicate d

tallurgie du cui- sur la métallurgie du cuivre : elle explique, par vre.

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l'affinité du silicate d'oxyde ferreux (5 16, 6), forruant un composé qu'on pourrait nommer sulfo-

minerais sulfurés explique parfaitement l'absence des oxydes de cuivre puisque l'existence de ceux-ci est incompatible avec celle du sulfure de

rer dans la

FONTE POUR MATTE BRONZE.

exemple, comment, à l'aide de fourneaux spécialement disposés en vue d'opérer le départ mécanique de la matte et de la scorie, on parvient, dans le nord de l'Europe, à produire régulièrement, avec des lits de fusion riches en oxydes de cuivre et même en silicate d'oxyde cuivreux, des

scories qui retiennent seulement 0,0002 de ce métal. L'influence de cet agent permettra également d'expliquer la pratique de ces grandes fonderies de l'Europe orientale qui, ayant à traiter des minerais oxydés d'une remarquable pureté,

intervention, des idées plus précises que ne le pensent les personnes étrangères à la pratique des fonderies. L'étude de la méthode galloise ayant fixé mon opinion sur

la théorie de la fusion des minerais de cuivre sulfurés, j'attachai une grande importance à visiter en Sibérie, dans le cours de l'année 1844, les districts où s'exploitent les minerais oxydés. Je ne fus point étonné d'avoir à constater que les principales usines de cette contrée font intervenir, dans le traitement, les matières sulfureuses. Je consacrai en particulier beaucoup de temps à l'étude d'une fonderie où l'on traite par la pyrite de fer un minerai entièrement exempt de composés sulfurés du cuivre,

et formé surtout d'oxydes et de carbonates. Le produit de cette fonte est une matte ferro-cuivreuse qui, après avoir été grillée, puis refondue avec addition de matière siliceuse, donne elle-même, outre le cuivre noir, une scorie riche en silicates d'oxyde cuivreux, à repasser en totalité dans la fonte du minerai. Le soin que j'apportai à suivre la production de la première scorie qui, dans cette usine, tient de 0,002 à 0,003 de cuivre, attira l'attention d'un chef fondeur qui, dans une allocution dont je ne puis rendre ici quele sens, dit à l'une des personnes qui m'accom-

pagnaient: ,< Le professeur a raison de regarder à la loupe » la scorie de la fonte de minerai ; c'est le moyen de savoir

» si nous travaillons bien; il n'en est pas de même pour » la scorie de la fonte des mattes : le cuivre se comporte » aussi différemment dans l'une et l'autre que le sel et la » graisse dans ma soupe : le cuivre est de la graisse pour » la première scorie ; c'est du sel pour la seconde. » Ce propos, qui résumait parfaitement la théorie que je méditais depuis deux ans, m'ayant été rapporté ; je ne manquai pas d'entrer en communication avec le fondeur et de faire tous mes efforts pour pénétrer dans sa pensée; je