Annales des Mines (1847, série 4, volume 12) [Image 236]

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HISTORIQUE

DES MINES DE RIVE-DE-GIER.

Barbe. L'épuisement des mines du Gourd-Marin fut ordonné par la cour royale de Lyon en 1837. Le niveau des eaux s'abaissa donc peu à peu, et on reprit l'asséchement des puits du Logis et du Pré, où l'extraction de la houille s'est filite régulièrement depuis 1839 jusqu'aujourd'hui L'air entre par le puits du Logis et sort par le puits du Pré après avoir parcouru les galeries de la grande couche etH de la bâtarde. 11 existe aussi un petit courant d'air qui suit la galerie d'écoulement de la bâtarde et qui s'échappe par le puits

Le réservoir du puits du Pré, qui est placé à 5o mètres au-dessous du sol , reçoit 1.600 hecto-

d'Ega ra n.de

la grande couche, en 1813, à 208 mètres du jour.' Le foncement de ce puits a été poursuivi jusqu'à 232 mètres , profondeur à laquelle on a ouvert une percée à travers bancs pour l'exploitation de la partie du gîte houiller situé au Sud. Le puits Château a été mis dès l'origine en communication avec le puits Bourret, dont les travaux ont toujours été coordonnés avec ceux du premier puits. L'extraction du charbon a eu lieu d'abord très-régulièrement; mais, en 1821, une forte source se déclara au puits Château et nécessita le fonçage d'un faux puits de 6o mètres , où on plaça une pompe. Un peu plus tard, une autre source se manifesta aussi au puits Bourret et obligea de construire un réservoir à 5o mètres de la surface du sol. Le puits Bourret fut alors divisé en deux compartiments, dans l'un desquels on plaça une pompe destinée à extraire les eaux du réservoir, et qui permit de remettre les deux puits en activité. L'entretien d'eau ne variait pas sensiblement au puits Bourret , et s'élevait à environ i.000 hectolitres par 24 heures; mais au puits Château, les sources firent de rapides progrès et forcèrent d'interrompre l'extraction du charbon. On put, toute-

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L'épaisseur de la grande couche est de 7 à 9 mi>. tres dans cette localité. La bâtarde au puits du Pré se compose de deux couches distinctes ayant cha-

cune e,60 de puissance et séparées par un banc de grès d'une épaisseur de om,6o à .0m,80. On fait

tomber ce banc de grès dont les débris servent à remblayer une partie des vides provenant de l'exploitation de la bâtarde. Ces débris sont disposés en forme de piliers carrés qu'on a soin de multiplier dans le voisinage du Gier.. Il existe entre les deux puits cht Pré et du Logis une faille dirigée du Nord-Est au Sud-Ouest , qui rejette les couches vers le Sud-Est. Au puits du Logis, la bâtarde est divisée en deux parties égales -

par un nerf de tm,5o à 2 mètres ; chaque couche a 1n,20 d'épaisseur. La grande niasse est bien près d'être épuisée dans ce périmètre. Il n'en reste plus qu'un massif le long du Gier, qui soutient les eaux du GourdMarin. Quant à la bâtarde, elle a été enlevée en grande partie, dans le voisinage de la rivière , par le puits du Pré, mais elle est presque intacte entre les puits du Pré, du Logis et du Martoret.

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litres d'eau par 24 heures. Celui du puits du Logis, qui se trouve à 64 mètres de profondeur, en reçoit 1.200 hectolit. dans le même temps. Des pompes élevatoires plongent dans ces réservoirs et sont

mises en jeu par des machines à rotation. Les eaux du fond, dont le volume peut être évalué à 400 hectolitres, se rendent à Egarande par la grande couche et la bâtarde. 3° Le puits Château, creusé en 1807, a atteint