Annales des Mines (1846, série 4, volume 10) [Image 242]

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486 MINES ET USINE A ZINC au 'jour 3o.000 tonnes métriques de houille d'une profondeur de 117 mètres, et, à Amalia , le câble n'élève que 15.000 tonnes d'une profondeur de 88 mètres. A. ce dernier puits, la somme des sec- lions des fils du câble est de om.car.,o0o3485; la

charge soulevée, en y comprenant le poids du chariot , est de Loo° kil, ; par suite , la charge 1

moyenne par millimètre carré , de 3k,18. La vitesse du mouvement est de om,6o par seconde. L'effet utile du câble d'Amalia est seulement le quart de celui des câbles plats .en fils de fer de la houillère Guley , dans le bassin de la Worm. Ces derniers

câbles sont à âmes en chanvre et graissés avec grand soin. La somme des sections des fils est de 0" car',0002448 et la charge moyenne, par millimètre carré de section, de 3k,72. La vitesse par seconde, dans le puits, atteint souvent i mètre. Ces câbles durent jusqu'à, quatre ans, mais chacun

n'élève pendant ce temps que 26.000 tonnes métriques d'une profondeur de tres. !I

à 30.000 180 mè-

On ne peut pas conclure de ces nombres la supériorité des câbles plats sur les câbles concis, mais seulement que le frottement d'un câble en fer sur

une molette en fonte d'un diamètre assez petit et

non garnie de chanvre (1), et la répétition fréquente des mouvements alternatifs , résultant d'une extraction active et d'une faible profondeur du puits, sont des causes énergiques de détérioration rapide du câble.

(1) A Guley, les molettes ont 2 mètres de diamètre et leurs gorges sont couvertes d'un bout de câble plat' en chanvre. Les câbles de Guley sont décrits dans le Traité d'exploitation de M. Ch. Combes.

13E STOLBERG , PRÈS AIXLACHAPELLE.

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La mine ne donne pas d'hydrogène carboné,

Aérage.

aussi les ouvriers emploient les lampes ordinaires; niais les vieux travaux dégagent de l'acide carbonique, ce qui nécessite un aérage actif.

L'air entre par les bures d'extraction James et Amalia, puis, par les plans inclinés , il pénètre dans

les différents étages par les voies de fond, et remonte en suivant les fronts de taille ; il suit par conséquent la marche inverse du roulage; il sort enfin par un puits spécial placé entre Jarnes et Amalia , et mis en communication avec les différents étages par des voies montantes.', Ce puits a im,5o de diamètre et 83r,2o de pro-

fondeur. Il est circulaire et entièrement muraille en briques : à la surface il est surmonté d'une cheminée de 7 à 8 mètres. Au fond du puits est établi un foyer destiné à activer l'aérage. Le foyer est entretenu par un homme qui exploite dans les massifs voisins la houille nécessaire au foyer. La quantité n'en a jamais été mesurée, non plus que la température de l'air sortant.Cette température ne dépasse pas 3o" et le volume d'air qui entre dans la mine n'est pas supérieur à 1m cub.,50 par seconde.

L'ancienne machine de la force de 8o chevaux, établie sur la bure Caroline, ne sert maintenant que de machine de secours. Elle fait mouvoir cinq

pompes foulantes de om,338 de diamètre. La machine à double effet et à balancier, agit pour soulever la maîtresse tige, qui retombe ensuite et fait monter l'eau par son excès de poids.

Le nombre de coups de piston peut aller jusqu'à 12 par minute, et la machine faire monter 2mètres cubes d'eau d'une profondeur de

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me-

Épuisement.