Annales des Mines (1845, série 4, volume 8) [Image 263]

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524 EXPLOSION D'UNE CHAUDIÈRE A VAPEUR de chauffe de la chaudière étant de 23 mètres carrés et le timbre de 5 atmosphères, les orifices des

soupapes de sûreté auraient dû avoir 58 millimètres de diamètre , tandis qu'ils n'en ont que 48. Le flotteur ordinaire, indicateur du niveau de l'eau , le flotteur d'alarme et le manomètre à air libre paraissaient être en bon état. Il résulte de ce qui précède que les causes de l'accident sont

Une réparation assez mal faite à l'un des bouilleurs de la chaudière en y rapportant une feuille de cuivre trop mince, eu égard à la pOsition qu'elle occupait , qui présentait peut-être aussi

dans sa qualité quelque défaut que le chaudronnier n'avait point aperçu. 20 L'omission de l'épreuve de la chaudière par la pompe de pression , sous une charge triple de celle correspondante au timbre de 5 atmosphères: il paraît certain que la feuille de cuivre défectueuse aurait cédé à l'épreuve qui aurait dû être faite après une réparation aussi importante. 3' La forte surcharge des soupapes de sûreté la pression de la vapeur dansfintérieur de la chaudière a probablement dépassé celle qui correspond au timbre, et qui est déterminée par l'arrêté. d'autorisation. L'accident survenu à La Briche , le 12 octobre

1845, est donc le résultat de l'inobservation formelle des règlements d'administration publique de la part du sieur Foucher , et notamment des articles 22, 23, 24, 63, 71 et 76 de l'ordonnance royale du 22 mai 1843, et l'ingénieur en chef des mines a conclu qu'il y avait lieu de transmettre

A LA BRICHE

PRÈS ÉPINAY.

525 son rapport, avec les pièces à l'appui, à M. le pro-

cureur du roi près le tribunal de la Seine, pour exercer telles poursuites qu'il appartiendrait. A la suite (le la visite de l'ingénieur en chef' des

mines, M. Foucher fit de nouveau réparer

sa

chaudière ; cette fois, le chaudronnier appliqua, au lieu de feuilles de cuire de om,007 d'épaisseur,

des feuilles de tôle de on',o Io. La mise en place de ces feuilles ne se fit pas sans difficulté, à l'endroit

de la jonction des viroles. Après cette nouvelle réparation, la chaudière, soumise à la pression d'épreuve, la supporta convenablement et fut remise en service. Cependant , après deux jours de travail, des fuites assez fortes se déclarèrent à la jonction des deux viroles, et la chaudière fut de nouveau arrêtée. Le sieur Foucher, profitant enfin des leçons de l'expérience, prit alors le parti de finre enlever complètement les feuilles de tôle inférieures de la première virole de chaque bondleur, et de les faire remplacer par des feuilles entières, ce qui a mis la chaudière dans le même état qu'une chaudière neuve ; il s'en suit qu'il est très-diflicile , sinon impossible , de rapporter une pièce en cuivre ou en tôle dans les parties extrêmes

des viroles d'une chaudière ou d'un bouilleur, où les feuilles se recouvrent mutuellement et sont liées par des rivets. Par conséquent , on ne doit pas tolérer une réparation de ce genre. La commision centrale des machines à vapeur,

à l'examen de laquelle M. le sous-secrétaire

d'Etat des travaux publics a renvoyé le rapport de M. Combes, en a approuvé les conclusions et,