Annales des Mines (1845, série 4, volume 7) [Image 102]

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RAPPORT

Le io novembre, l'eau du tender était rendue visqueuse par une addition de pommes de terre, La vapeur entraînait une quantité d'eau très-considérable qui mouillait ceux d'entre nous qui étaient sur la machine.' C'est à cette circonstance que l'on doit attribuer.r élévation du chiffre de la

quantité d'eau vaporisée ou plutôt sortie de la chaudière par kilogramme de coke brûlé. Le ii, le même effet ne se fit pas sentir. Lava. peur paraissait sèche à sa sortie de la cheminée, et la vaporisation était réduiteà 7 ,47 d'eau par kilogramme de coke. Le développement du chemin de fer entre les plaques de Versailles et Paris est de 16.726 mètres, l'espace parcouru par la machine était à chaque voyage d'environ 16.600 mètres seulement. On a supposé, dans le tableau, que le parcours effectif

était de 17 kilomètres par voyage, et par compensation de cette augmentation de. trajet, on n'a point déduit le coke consommé pendant les stationnements et le S mouvements de gare. La consommation ainsi déterminée a été, le i s novembre, de 4',26 par kilomètre parcouru par les convois ordinaires de trois voitures de voyageurs. Le io no-

vembre la consommation a été de 41%75. Ces chiffres sont d'accord avec les résultats des essais

publiés par M. Petiet, qui évaluait en moyenne la consommation en marche à 4',6o par kilomètre parcouru. Si l'on voulait déduire des expériences du ;12, et du il novembre la consommation pendant les stationnements, on pourrait évaluer celleci à io kilogramme par heure (d'après la note du tableau ) , et l'on trouverait ainsi que la consommation en marche a .été seulement de 4',26 le Io novembre et de 3',69 le lendemain par kilo

SUR LA LOCOMOTIVE LA MULHOUSE.

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mètre parcouru. Ces consommations seraient

comme on voit, inférieures aux chiffres donnés

pa' M. Petiet; mais il est probable qu'elles sont un peu trop faibles, attendu que le combustible conotiim.é pendant les mouvements de gare est employé à réchauffer l'eau contenue dans la chaudière et le tendei', et que son effet utile se reporte ainsi sur les heures de marche de la machine. Ces expériences préliminaires confirmaient la Expériences sur supériorité dela machine Mulhouse sur l'ensemble cilstvraairlisbidees des .ntachines de la rive gauche, sous le rapport let déterminés. de l'économie du combustible. Nous aurions pu comparer la Mulhouse à l'une des autres. en particulier, à la machine Chartres par exemple, sodie (les ateliers de Sharp et Roberts, et qui est regardée comme la meilleure de celles qui sont en service ; mais cette comparaison d'une machine à détente variable avec une machine à détente fixe

obtenue par avance du tiroir et recouvrement, quoiqu'elle ne fût pas dénuée d'intérêt, ne nous a pas paru propre à faire apprécier les avantages de

la machine de M. Meyer. En conséquence, ne

voulant, pas prolonger des essais qui ne laissent

pas que d'occasionner une assez grande dépense, nous ré,solûrnes de comparer d'abord la machine Mulhouse à elle-même, en lui faisant remorquer des trains de poids variables. Nous décidâmes qu'il serait fait trois séries d'expériences avec des

trains, la première de 3o tonnes, la deuuième de

6o tonnes, la troisième de go tonnes. Le parcours total devant être assez considérable, dans chaque série

pour que les consommations, et

notamment celle de coke, pussent être .mesurées avec une exactitude suffisante ,il fut fixé à. t 7o kilornètres,,soit cinq voyages (aller et retour) entre 14 Tome r ft, 18.45. .