Annales des Mines (1842, série 4, volume 1) [Image 279]

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EXPÉRIENCES FAITES DANS LE LABORATOIRE

le résultat qu'on en attendait, dès qu'il survient une très-petite différence dans les proportions des Méments de l'alliage. La présence d'une petite quantité de zinc dans l'alliage augmente , dit-on , la qualité des sons de la cloche, mais elle la rend très-fragile.

o. Analyse de diverses médailles appartenant à la commission d'antiquités de la C6ted'Or. Médailles gauloises. Trois médailles gauloises trouvées surie mont Auxois, dans l'enceinte qu'occupait anciennement le célèbre camp retranché d'Alise, ont été remises au laboratoire de Dijon par M. de Chambure , président de la commission d'antiquités de la Côte-d'Or, à l'effet d'en déterminer la composition. L'analyse a montré qu'elles ne renfermaient que deux métaux, de l'étain et du cuivre. 'Une seule de ces médailles, du poids de 3,525, était formée d'un alliage homogène. Sa surface était d'une teinte grisâtre et luisante comme de la cire ; sa cassure d'un blanc éclatant et légèrement rosé. L'analyse de i gramme de cet alliage a donné les résultats suivants Étain. Cuivre. .

0,1881 0,8056

0,9937

Cette médaille présentait sur l'une de ses l'aces

une tête de guerrier barbare, et sur l'autre trois poissons disposés symétriquement suivant trois rayons formant entre eux des angles égaux. On y voyait encore une petite portion du jet correspondant à l'orifice du moule dans lequel elle avait été fondue. Les deux autres médailles, du poids de 5g.,272

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DE DIJON.

et de 4,20 I , avaient, à peu de chose près, une

même configuration ; elles portaient d'un côté une tête de barbare assez imparfaitement conservée, et de l'autre un animal symbolique. Les métaux qui les composaient avaient éprouvé, au moment de la solidification, une séparation en deux allia-

ges dont l'un n'était presque plus que du cuivre pur. Ce défaut d'homogénéité se reconnaissait extérieurement par la présence d'une couche de vert-antique qui recouvrait plusieurs points de la surface de ces médailles, ceux où le cuivre dominait. Ces médailles ont été décapées dans l'acide sulfurique étendu, et analysées par l'acide nitrique ;

les résultats des deux analyses ramenés à l'unité ont été Pour la première médaille : 0,1336 0,8664

Étain Cuivre.

.

.

.

.

1,0000

Pour la deuxième médaille Étain Cuivre

.

. 0,1002 0,8998 1,0000

Les deux alliages qui formaient des zones distinctes dans ces médailles ont été séparés mécaniquement, et ont fait l'objet d'analyses partielles

l'un de ces alliages contenait environ 20 p. ofo d'étain, l'autre i p. o/o.. Ces c Médailles des évêques de médailles, qui paraissent avoir été frappées au dixième siècle, ont été trouvées au nombre de mille à douze cents dans un vase d'argile dont on