Annales des Mines (1840, série 3, volume 18) [Image 210]

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419 parties pyriteuses se disséminent à l'état amorphe DE L'ARIÈGE ET DE LA HAUTE-GARONNE.

FERS LIMONEUX ET SABLES AURIFÈRES

plus fréquent, ils présentent une succession de ro-

dans la pâte des roches, et s'y associent entièrement. Cette association est souvent tellement intime que l'on ne peut constater la présence des pyrites que par l'augmentation de la densité des roches et par l'odeur sulfureuse qui s'en échappe à la cassure et au choc. Les terrains dans lesquels les pyrites se présentent en plus grande quantité, sont : i° les mica-

ches schisteuses, parmi lesquelles on distingue, en s'éloignant du granite, de nombreuses variétés de micaschistes, de schistes siliceux et micacés plus ou moins rnaclifères ; enfin des schistes phyl-

ladiens compactes et les schistes noirs éclatants,

qui, presque toujours, annoncent la limite du

terrain modifié par le granite. Ces , terrains, toujours chargés de pyrites, forment autour des massif 's granitiques une zone dont la largeur varie en

schistes et schistes voisins du granite; 2° les schistes noirs carbonifères, connus sous le nom de schistes

raison de la puissance de ces massifs, et atteint jusqu'à 12.000 mètres de développement (i). Cette zone peut facilement s'observer et se suivre à la limite des massifs primordiaux qui s'échelonnent des montagnes d'Ax et d'Onu (Ariége)' à celles de Clarabides (Hautes-Pyrénées), en recoupant les hautes vallées de Gudannes , de Liguer, d'Auzat , d'Aulus , d'Ustou , d'Arran , de la Picque , d'Oo et de Louron. On la remarque également contre les massifs granitiques qui courent des montagnes de Tabes à Bordes-de-Castillou par celles de Massat , Esplas , Rivernert et Alos ( Ariége ); puis de Saint -Béat (Haute-Garonne) à Mauléon en Barousse.

éclatants. Ces derniers se rencontrent principalement aux montagnes de Gouaux, d'Artigues et de Mell es (Haute-Garonne) ; de Bauzeu , de Canijeau et de Crabius (vallée d'Arrau); de Saint-Lary, de Rivernert d'Esplas, du Bose, de Larnat, de Bouan, de Lorjert et d'Ascou (A.riége).

(B) Les îlots de pegmatites, de porphyres et d'eurite, qui fOrment un vaste réseau longeant les limites des massifs granitiques, et que l'on remarque surtout aux montagnes de Signer et d'Auzat (Ariége); de Luchon, de Crabioul , de Maupas et cl'Oo (Haute-Garonne) présentent, ainsi que les terrains ambiants, une grande quantité de pyrites. Nous citerons principalement les îlots d'eurite de Gurau et de Lége (près Luchon). On remarque également les pyrites dans la pâte et au voisinage des ophites, des amphybolites , du gypse et de gisements ferrifères qui les accompagnent. Nous indiquerons ici les massifs de lerzolites des montagnes de Suc et d'Erce; les gypses d'Arnave, d'Arignac et de Boussenac; les minerais

Les pyrites s'y rencontrent soit en cristaux, soit amorphes. Les formes cristallines ne se présentent définies qu'a la limite des roches primitives, ou dans les terrains adjacents. Les cristaux se séparent assez facilement des roches ignées; mais à mesure que l'on s'avance dans les terrains stratifiés, la cristallisation devient confuse, les

de fer de Rabat, de la soulane d'Andorre et les affleu-

(1) Ces faits géologiques se reproduisent sur le versant

rements de I3outhadiol. Les pyrites se montrent

espagnol.

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