Annales des Mines (1839, série 3, volume 16) [Image 91]

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176 BASSINS HOUILLERS DE LA CHAÎNE DES PYRÉNÉES.

on voit, dis-je, que les houilles de Ségure sont

propres à beaucoup d'emplois et d'usages dans les-

quels la composition de leurs cendres ne peut

nuire. La nature de ces cendres varie beaucoup, suivant les houilles dont elles proviennent. Ainsi, elles contiennent toujours du sulfate de chaux lorsque les morceaux de charbon renferment de la pyrite; elles n'en dénotent presque pas au contraire à l'analyse , si les morceaux sont choisis.

La houille de Durban a rendu à M. Berthier, qui en a consigné l'analyse dans son Traité des Essais par la voie sèche, t. I, pag. 331 Charbon 49,00 Cendres Matières volatiles

17,50

33,5° C'est donc une des bonnes houilles grasses. Elle présente une quantité de cendres assez faible. M. Berthier dit, page 334, qu'elles sont d'un rouge foncé, et que la houille renferme 4,5 p. o/o de pyrites. Cette assertion s'applique sans doute au combustible, extrait par la société de

Ria, car celui de la couche à 44 mètres dans la nouvelle galerie est de meilleure qualité. En petit, il m'a fourni un beau coke qui n'avait d'autre in-

convénient que d'être cendreux. En résumé, la diversité de nature dans les combustibles rencontrés jusqu'à ce jour peut encore -changer leurs propriétés; mais il n'en est pas moins certain que les houilles de Ségure et de Durban peuvent devenir très-utiles au Roussillon et surtout aux villages situés dans les montagnes des Corbières ou dans les vallées qui les avoisinent.

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NOTES ADDITIONNELLES Au. mémoire sur l'aérage des mines ; Par M. COMBES, Ingénieur en chef des mines (1).

NOTE I. Suries gaz irrespirables rencontrés dans des excavations abandonnées.

Le 14 septembre 1838, dix ouvriers qui se trouvaient dans une des galeries de la mine d'anthracite du Rocher-Blanc, concession de Péchagnard (Isère), furent subitement asphyxiés par une irruption de gaz irrespirables, ayant une odeur infecte, sortis de vieux travaux supérieurs, avec lesquels la galerie avait été mise en communication. Cinq de ces ouvriers furent, pour ainsi dire, foudroyés par

l'asphyxie, et ne purent être rappelés à la vie.

M. Gueymard, ingénieur en :chef de l'Isère, a fait

l'analyse des gaz méphitiques recueillis dans la mine du Rocher-Blanc, et dans la mine voisine du Grand-Mennays. Il a également analysé les eaux qui coulaient sur le sol des galeries. Il a trouvé que sur oo parties en volume, les gaz méphitiques contenaient

de 62 à 55 d'air atmosphérique; de 6 à 9 «acide carbonique; de 32 à 36 d'azote; plus une petite quantité d'hydrogène sulfuré, dont il a constaté la présence, par l'action des gaz sur (1) Voir le mémoire sur l'aérage des mines, tome XV, pag. 91.

Tome X FI, 1839.

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