Annales des Mines (1839, série 3, volume 16) [Image 66]

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EMPLOI DE L'AIR CHAUD

toujours en activité, 10 fours à réverbère pour refondre la fonte, et d'un atelier de fabrication de machines avec tous ses accessoires. A cette usine se rattache une fabrique de pots émaillés qui appartient à un particulier et dont les procédés sont enveloppés d'un secret complet. Le haut-fourneau marche à l'air chaud depuis décembre 1835; on a essayé d'abord une haute

Des minerais.

température, on a été obligé de descendre comme à Kcenigshütte, et maintenant on regarde too° R. comme la limite supérieure. On fond à l'usine de Gleiwitz 3 espèces princi-

pales de minerais 10 le fer oxidé hydraté de Tarnowitz tenant 27 à 28 p. oio de fer ; 20 le fer carbonaté des houillères, chargé d'empreintes vé-

gétales auxquelles adhèrent encore les parties charbonneuses (il renferme jusqu'à 42 p. o/o); 3° un fer carbonaté argileux d'un blanc sale, dont

l'aspect est tout à fait comparable à celui d'un sable argileux ; il est en partie terreux. On cherche

toujours à introduire le fer carbonaté des houillères dans la proportion de pour diviser les charges. On le soumet à une calcination préalable.

Pour too livres de minerai cru, on consomme o,13 pied cube de menu charbon et la perte est de 28,5 p. o/o. La castine provient comme à Knigshütte de la formation du muschelkalk; elle est cassée à la main. Combustible.

On emploie 2 sortes de coke pour le haut-fourle coke fabriqué en tas, 2° le coke fabri-

neau. :

qué dans des fours distillatoires; ce dernier est trop dur et trop difficile à brûler pour la force de la machine soufflante; on ne l'emploie que pour 4dans les charges, on l'emploie de préférence dans les cubilots. On fabriquait encore il y a quelque temps du coke avec le menu de certaines couches de

DANS LES USINES A FER DE LA HALITE SILÉSIE.

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Zabrze, la carbonisation se faisait dans des fours semblables à ceux de boulanger (backofe. iz), le coke prenait le nom de backcoak. Quoique ces fours n'existent plus , je les ai mentionnés, parce qu'il sera question de ce backcoak dans le chapitre des cubilots. La houille provient en grande partie de la mine royale de Zabrze, dont la grande galerie d'écoulement forme un canal qui vient aboutir à l'usine; ce canal sert dans l'été à faire une grande partie des transports; mais il est insuffisant dans cette saison et gèle en hiver; on se propose de construire un chemin de fer latéral. On emploie aussi des houilles provenant des mines particulières voisines de Zabrze. Les houilles employées à Gleiwitz sont plus grasses que celles de Kcenigshütte; cependant elles conservent également leur forme et ne collent pas. La carbonisation se filit en petits tas ou en tas élevés comme à Kcenigshütte. On conserve les petits tas parce qu'ils donnent un coke moins dense

et convenant mieux à la pression que l'on peut donner au vent ; on emploie exclusivement dans les hauts-fourneaux le charbon qui en provient (meilercoA). La carbonisation s'exécute aussi dans des fours distillatoires qu'on a disposés de manière à recueillir le bitume qui brûle ordinairement en pure perte. Ces fours, bâtis en briques,

sont composés d'un cylindre de 2 mètres à peu près de hauteur, surmonté par une calotte sphérique, percée d'un trou cylindrique qui forme le gueulard. Le fourneau présente à la partie inférieure une porte en forte tôle pour le chargement et le déchargement, et 4 rangées de tuyaux en fonte

qui servent à régler le tirage et à conduire l'opération. La sole est formée par l'extrados d'une voûte en briques, percée de 5 trous qui servent

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Fours distillatoires.