Annales des Mines (1839, série 3, volume 15) [Image 104]

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AÉRAGE -

atmosphérique, préalablement comprimé, dans leS galeries souterraines, ou pour rejeter dans l'atmo.

sphère l'air extrait des galeries, et qui aura été aussi préalablement comprimé. La suite de nos observations sur la machiné- de la: houillère de l'Espérance justifie complétement ces assertions. Nous avons déjà- dit qu'un manomètre à eau distillée, inséré en un point du conduit souterrain, qui amène l'air aspiré au-dessous des cylindres de cette machine, a accusé tin excès de pression de l'air atmosphérique, sur l'air eri, mouvement; de 7, 675 centimètres en moyenne. Nous avons inséré des manomètre S à eau sur les deux cylindres, dans lesquels 'se meuvent les pistons. Chacun de ces manomètres -.a indiqué l'excès de pression de l'atmosphère, sur l'air en-

trant dans la cuve, pendant la. levée du piston, c'est-à-dire pendant l'aspiration ,.et ensuite l'excès

.de la pression de l'air intérieur, sur la pression atmosphérique, pendant la descente du piston, c'est-à-dire pendant que l'air est expulsé du cylindre , et rejeté dans l'atmosphère. Eh bien ! le manomètre adapté à Puri des cylindres a fourni les résultats suivants. Pendant l'aspiration, l'excès moyen de la pression atmosphérique , sur l'air intérieur, a été

moyennement mesuré, par. Une colonne d'eau de 115 millimètres de hauteur. Pendant l'abaissement du piston, l'excès de la pression intérieure, sur la pression atmosphérique',

a soutenu, moyennement, une colonne d'eau de 33 millimètres, dans le manomètre. Quant au second cylindre , la dénivellation de l'eau , dans les deux branches du manomètre, a été, moyennement, de I 5o millimètres pendant

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l'aspiration , et4de3a.millimètres, pendant que l'air était rejeté dans l'atmosphère. ( La grande différence entre les résultats observés, sur les deux cylindres, qui d'ailleurs sont en tout semblables, tient à une fuite d'air très-sensible ,.qui avait lieu entre le contour du piston , et les parois du premier cylindre.) Il résulte de ces observations que l'air, aspiré et rejeté dans l'atmosphère par la machine de l'Espérance, a été moyennement comprimé dans la machine, . depuis une pression inférieure à celle de l'atmosphère, de 132 -; millimètres d'eau, jusques à une pression supérieure à celle de l'atmosphère de 3 t -,'Millimètres d'eau, c'est-à-dire que la. compression, exercée par la

machine, est mesurée par une colonne d'eau de 164 millimètres. Cependant la pression de l'air arrivant à la machine, n'étant inférieure à celle de l'atmosphère, clans laquelle il doit être

rejeté, que de 7,675 centimètres d'eau, il suffirait d'augmenter la pression de l'air arrivant, de cette dernière quantité, pour obtenir le résultat réalisé, par .1a machine à pistons de l'Espérance. Celle-ci commence par produire une raréfaction de l'air, indispensable pour qu'il traverse les orifices, garnis de soupapes, ménagés dans les fonds des cylindres. -Puis elle cornprime l'air entré dans les cylindres, au delà de la pression atmosphérique , afin qu'il sorte par les

ouvertures garnies de soupapes, ménagées dans les pistons. La compression totale ainsi, exercée par les pistons de la machine , sur l'air préalablement raréfié, est .un peu plus du double de la compres-

sion, strictement voulue pour l'effet à obtenir. Il en résulte que le double passage de l'air à travers des orifices garnis de soupapes, occasionne à lui