Annales des Mines (1837, série 3, volume 11) [Image 169]

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que la section du courant dans le canal. Ainsi, tant que la première section n'excédera pas la

cinquième partie de l'autre, les résultats des deux formules, dépenses ou coefficients, seront égaux à un centième près. Tel a été le cas des déversoirs de M. Castel, tant que les largeurs ont été audessous de la moitié de celle du canal. Mais lorsqu'elles ont augmenté, les différences se sont trouvées plus. considérables, et elles ont atteint

leur maximum lorsque la largeur du déversoir a été égale à celle du canal. On a bien corrigé, en partie, l'erreur en moins de la formule à un seul terme, en augmentant son coefficient, que l'on a porté graduellement de o,6o à 0,665. Mais cette méthode a encore été quelquefois en défaut ; et il sera, sinon plus simple, du moins plus général

et plus rationnel d'employer la formule renfermant en sus un terme fonction de la vitesse de l'eau dans le canal. Cette formule conviendra surtout aux canaux où l'eau déverse par .1in barrage, sur toute leur largeur, et les expériences de M. Castel sur ces canaux vont nous mettre à même de déterminer son coefficient numérique. Les divers coefficients qu'il a obtenus sur 'le canal de oni,74 sont portés au tableau .ci-dessous. Charge sur fa digue. mètres. o,o8 0,06 0,05 0,04 o,o3

Coefficient

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PAR LES DÉVERSOIRS.

ÉCOULEMENT DE L'EAU

In,

En somme , ces coefficients présentent de moins grands écarts que ceux que donnerait la formule à un seul terme; et ils déposent ainsi en faveur de celle qui en a deux. Naturellement, il convient de mettre dans une catégorie particulière ceux des deux dernières colonnes ; avec des digues très-basses et avec des charges qui en ont presque toujours considérablement excédé la hauteur, on était plutôt dans le cas d'un cours d'eau que clans celui d'un déversoir ; d'ailleurs, dans chacune de ces colonnes, les coefficients ont présenté une régularité remarquable ( en excep-

tant encore ici la charge de om,o3) : quant aux coefficients des autres digues, ils sont généralement les même.; et, en faisant abstraction de deux termes extrêmes, qui sont évidemment anomaux on trouve que dans les 23 autres la varia-

tion n'a été que de 0,640 à o,663, et que leur terme moyen est de 0,652. Le canal de orn,36, avec son barrage .de om,17,, a donné un résultat à peu près pareil, o,656 ici le terme 0,115 u a paru avec tout son avantage; il a rapproché de l'égalité des coefficients qui avaient varié

de 0,673 à 0,7oo. Prenant le terme moyen entre 0,652 et 0,656, et obser-

vant que 2,953X 0,654 =11,931, on aura finalement

H.

0,658 o,652 o, o8 0,649 o, o6 0,653 o, o5 0,655 o, 04 o,66o ô, o3 0,665 0111

0, 10

la hauteur de la digue étant de 0m,225 om,17

0m,13

o",093

0,65 t 0,655 0,657 0,660 0,663

(3,65o

0,635 o,64a

0,647

0,66,7

0,652.

0,646

o,655 0,660 0,667

0,664 0,665 o 668 0,677

0,640 0,647 o,65o 0,654 0,657

0,6.19

0,652 0,656 0,659

o, (i 5 o

9,656

Q

o75 00,41 0,676 0,676 0,676 0,68o 0,691

1,93 Lin vit +

Expression dans laquelle v sera la vitesse à la surface du courant dans le canal , vitesse que l'on

déterminera à l'aide de flotteurs, ou de toute utre manière .