Annales des Mines (1836, série 3, volume 10) [Image 166]

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POUR LES TUYAUX DE FONTE.

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ENDUITS ESSAYÉS A GRENOBLE

térieurement, parfaitement intact sur la partie enduite. Sali aux limites de l'enduit par l'oxide descendu de la partie supérieure, laquelle est totalement couverte de tubercules ayant jusqu'à 8 milliniètres d'épaisseur. Epaisseur de l'enduit 2 à 3 millimètres. On tire de cette expérience la même conclusion qu'au nc, 7.

Tuyau no 9. Manchon enduit intérieurement, sur la totalité de sa surface , avec le mortier n° 3.. Immergé dans la citerne le 5. juin 1834. Examiné

le 22 mai f835, se présente io extérieurement tout tapissé de tubercules de s à 5 millimètres d'épaisseur; 2° intérieurement , sans altération aucune. Examiné le 15 mai 1836, le même manchon 10 est couvert extérieurement de gros tubercules contigus; 2° est parfaitement intact à

rieur, sauf un point où l'enduit est traversé par une aspérité de fonte. Epaisseur de l'enduit 2 à 3 millimètres. On tire de cette expérience la même conclusion que pour les nos 7 et 8.

Tuyau n° 17. Morceau de tuyau cassé. Fonte. blanche. Longueur m,33 ; diamètre om,oS. Enduit extérieurement en entier, et sur la moitié de sa longueur intérieurement, avec une bouillie d'argile. L'enduit s'est fendillé en séchant; il s'en est même détaché desparcelles. En cet étatle tuyau a été placé dans la citerne le 5 juin 1834. Examiné le 22 mai 1835, il a offert : ° extérieurement beaucoup de tubercules isolés ayant jusqu'à 6- millim. d'épaisseur ; 2° intérieurement,des tubercules plus

petits et en moins grand nombre sur la partie enduite et sur la partie nue.

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Examiné de nouveau le 15 mai i836, le même tuyau a offert sur tous les points des tubercules très-nombreux, plus gros et plus durs, qu'antérieurement. Toute l'argile a disparu. Il -résulte de cette expérience que l'argile seule ne tenant pas, ne saurait remplir les l'onctions d'un enduit. On avait placé dans la citerne, indépendamment des tuyaux de fonte, quelques tuyaux en poterie qu'on a retrouvés parfaitement intacts.

Observations générales et conclusions. En comparant les tubercules des diverses fontes

employées, on a remarqué que les plus gros et les moins consistants se montrent de préférence sur les fontes grises, qu'ils acquièrent un moindre volume et sont moins friables sur les fontes truitées blanches, et qu'enfin, à quelques exceptions près, les plus petits et les plus durs appartiennent aux fontes blanches, aigres et cassantes. En comparant les enduits sous le rapport de la tenacité et de l'efficacité, on trouve qu'ils se rangent dans l'ordre suivant 1° Sable et chaux hydraulique ; 2° Cendres de bois et chaux hydraulique ; 3° Fromage mou et chaux hydraulique ; 4° Argile crue et chaux hydraulique ; 5° Colle forte et chaux hydraulique.

Ainsi le mortier hydraulique, enduit le plus simple et le plus économique, se trouve heureusement aussi le plus efficace et le plus tenace. L'expérience des manchons courts n° 7, 8 et 9, sur lesquels le mortier a pu être appliqué avec beaucoup de soin, prouve que toutes les fois qu'il