Annales des Mines (1835, série 3, volume 8) [Image 219]

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430 TRAVAIL DES DOMMES ET DES CHEVAUX Nous rapporterons encore l'observation suivante

faite au puits Gerhard près Eisleben ( Ma us feld). Le rayon du manége ( distance du point d'attache des chevaux) à l'axe est de 12 aunes( Leipsick ); le diamètre du tambour de 6 aunes. Le puits a 59 lachters de profondeur verticale. Deux chevaux extraient en 8 heures 38 tonnes contenant chacune Io quintaux ou 516 Id]. (L'aune de Leipick

on=,565; le lachter

tm,93.)

Le travail utile du cheval est ici de 38x 116,82 x 516 2

1.145.303kxm

nombre supérieur à la moyenne plus haut déterminée. En ajoutant 77 , pour tenir compto des résistances passives, on trouverait la quantité d'action totale égale à .259.833kxm. Des résultats que nous rapporterons plus loin confirment encore ceux que nous venons d'exposer. M. Na vier , dans ses notes sur l'architecture hydraulique de Mick". , évalue la quantité totale de travail développée par le cheval à 1. ï 66.400kxm, la durée de l'action journalière étant de 8 heures. Les observations rapportées précédemment et les conclusions que nous en avons déduites s'accordent avec cette évaluation. Toutefois elles tendent à faire croire qu'elle est un peu trop comme. appliquée à la quantité totale de travail basse' fournie par l'animal , et que la durée du travail journalier peut varier de 6 à 8 heures , sans que la quantité de travail varie sensiblement. M. d'Aubuisson a tiré de ses observations

faites sur les mines des environs de Frevberg,

DANS LES MINES.

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long-temps avant celles du Bergmeister 136bert une conclusion analogue. Les faits rapportés par cet habile ingénieur, dans la note insérée dans les Atm. des mines , t. VII, 2` série, p. 145 et suiv., sont confirmés en tout par ceux que nous venons d'exposer. Nous pensons seulement qu'en estimant au tiers du travail total fburni par le cheval , le travail absorbé par les résistances passives, dans un manège bien établi, il a été conduit à une estimation trop élevée du travail total. M. Morin, d'après des expériences raites avec le frein dynamométrique de M. de Prony , sur les manéges de la fonderie de Strasbourg(Mémoria/ de l'artillerie, et, par extrait, Atm. des mines 3 série, t. Iii, p. 95), admet au contraire que l'évaluation de M. Navier pèche plutôt par excès que par dérant. Ainsi, en fixant toujours l'effort de traction du cheval à 45 kilogr., et sa vitesse à om,90 par seconde, il limite à 6 heures au lieu de 8 la durée du travail journalier, c'est-à-dire qu'il

diminue d'un qua rtle chiffre donné par M. Navier. Il est impossible de ne pas conclure des observations nombreuses recueillies sur le travail des chevaux employés à l'extracton des minerais, qu'avec un manége simple et bien disposé, placé sur un puits vertical ou dontraxe formerait avec la verticale un angle inférieur à 3o" , le travail utile du

cheval dépassera L000.000 kilogr. élevés à un mètre de hauteur verticale, la durée du travail pouvant varier de 6 à S heures. Il parait aussi que la quantité totale de travail développée par l'animal est alors un peu supérieure à celle qu'il fournit, lorsqu'il est attelé à d'autres manèges placés dans des circonstances différentes. On remarquera que les chevaux attelés aux ma-