Annales des Mines (1834, série 3, volume 5) [Image 153]

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TEREAIN DE TRANSITION 3°4 tres dans celle des calles couvertes, des forges de la marine, etc. Une roche très-abondante dans

le terrain dont il s'agit, c'est une espèce de poudingue à grains fins qui envoloppe assez souvent des noyaux plus gros de quartz hyalin et

quelquefois de feldspath et de stéaschiste. Ce poudingue occupe Parfois avec le granite les plateaux qui sont, d'un côté, entre Cherbourg et Tocqueville; mais il ne pénètre pas dans le val de Sciere qui est tout entier dans le terrain de schiste grossier et de grauwacke , de même,

je crois, que la roche de la Femelle. Cependant, au revers de la chaîne de montagnes qui borde cette vallée au sud-est, on trouve sur deux ou trois points, entre Quetehou et la Pernelle, des roches qui semblent se rapprocher de la nature du stéaschiste : dans le lieu qu'elles occupent, elles sont entièrement entourées de roches appartenant au terrain de schiste et de grauwacke. Du côté opposé de Cherbourg, le terrain de stéaschiste occupe tout le revers de la pointe de la Bogue qui pend vers le nord-est. Le revers qui est vers le sud-ouest est formé de roches de transition moins anciennes. Le chemin de Brauville à Joburg forme presque la séparation des deux terrains. Le stéaschiste noduleux passe au poudingue du terrain de stéaschiste par degrés insensibles. Le trapp qu'on exploite au pied de la montagne du Roule, et qui se prolonge vers Tourla-

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conglomérat pseudo-porphyritique , et que j'ai appelé grauwacke feldspathique, quoique dans quelques couches il n'offre qu'un poudingue

quartzeux. Vous trouverez dans mon envoi divers échantillons de ce poudingue qui ont été pris à Villedieu. La grauwacke phyliadifère du roc de Ham, dont on tire des tables d'une très-grande dimension, m'a paru assez intéressante. Elle se trouve en couches fortement inclinées, dans le lieu le plus pittoresque du monde. Assez près de là on voit un grès micacé rouge; c'est à deux ou trois lieues plus loin que l'on trouve les carrières qui fournissent la pierre dite de Thorigny. N'est-ce pas bien à tort que l'on a donné le

nom de Trapp à la roche qui forme le mon-

ticule sur lequel est Granville? Te n'y vois qu'un schiste argileux ordinaire. Très-près de là, on trouve la grauwacke phylladifère, et le monticule

de Granville lui-même pourrait bien en renfermer.

La première fois que j'irai à Cherbourg, j'examinerai avec plus de soin le .terrain de stéaschiste, de manière à pouvoir vous en donner une description plus complète; il me suffit, pour le moment, d'avoir constaté son existence, les principales roches dont il est formé, ainsi que ses limites approximatives

ville, dépend aussi de la formation da stéaschiste.

il faut bien distinguer le poudingue de ce terrain, de celui qui accompagne ordinairement, dans le terrain de schiste et de grauwacke , le Tom . 17, /834.

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