Annales des Mines (1833, série 3, volume 4) [Image 144]

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NOUVELLES EXPÉRIENCES

SUR LE FROTTEMENT.

chêne sur le chêne, sans enduit, les fibres étant

les espaces ayant leurs valeurs exactes depuis l'o-

parallèles.

Frottement du chêne en mouven2ent sur le chêne, sans enduit, fibres parallèles; 2°. expérience.

Degrés parcourus, dans le même temps, par le plateau.

par le traineau.

sentée PI. IIIfig. 6. Coulomb avait été conduit, par ses expériences, à admettre que le frottement était une force constante indépendante de la vitesse ; d'où il résultait que, dans le mouvement du traîneau, les espaces parcourus étaient proportionnels aux

0,0 9,7 56,3 127,5

0,000 0,018 0,109 0,247

parabole; il était donc tout naturel de chercher à reconnaître si la courbe du mouvement n'était

Vitesse uniforme du style, i tour en 2 secondes. Parties de la

Temps

circonférence

du style.

0,0 0,1

0,2 o,3

.4 0,5 9,0 0,7 0,8

correspondans.

0 ,2 o ,4 o ,6 o ,8 I

,2 o

r

1,0 1,1

1,2

1,3

x4 1,5

,0

,6 ,8

2 ,0 2 ,2

4

2 ,6 ,8

3 ,o

rigine du mouvement, la perpendiculaire à leur axe, menée par l'origine adaptée, est une tangente à la courbe. Cette courbe relevée est repré-

228,0 354,o 490,0 648,5 803,2 roo4,o 1197,0 1412,0 1642,0 1864,5 2018,0 2161,5

Espaces parcourus dans le même temps

0,686 0,948

1,255 ,553 1,945 2,318 2,734 3,180 3,608 3,905

4,189

Du reste, on obtient exactement les espaces parcourus par le traîneau , et l'incertitude qui règne sur la détermination du point O, n'influe que sur la valeur des temps écoulés, en les augmentant ou les diminuant tous d'une quantité égale. Pour représenter graphiquement le tableau cidessus des temps et des espaces parcourus, on a pris les espaces, pour abscisses, à l'échelle, de orn, o pour métre, et les temps,pour ordonnées,à l'échelle de o,rni pour 1"; puis, par tous les points ainsi dé-

terminés, on a fait passer une courbe que l'on peut

appeler courbe du mouvement. Les abscisses ou

carrés des temps. Si cette conclusion de Coulomb .est exacte, la courbe du mouvement doit être une

pas en effet une parabole.

Pour y arriver, M. Morin s'est servi des deux

théorèmes suivans

Si l'un des côtés d'une équerre passe constamment par le foyer d'une parabole, ,et que son

sommet parcoure la tangente au sommet de la parabole, l'autre côté de l'équerre sera constamment tangent à la courbe. 2°. Un triangle étant circonscrit l une parabole, si on lui circonscrit une circonférence de cercle, elle passera par le foyer de la parabole. Les réciproques de ces deux théorèmes étant

d'ailleurs vraies, M. Morin s'est servi, selon les cas,

de l'un ou de l'autre, .mais surtout du premier, lorsque l'axe des temps était connu exactement; ce qui a lieu pour la plupart des expériences, car il

D'y a d'indécision que lorsque le traîneau part très-lentement. On mène alors, à la règle des tangentes à la courbe, et à l'intersection de ces lignes avec l'axe des temps, on leur mène des perpendiculaires dont la rencontre détermine le