Annales des Mines (1832, série 3, volume 3) [Image 355]

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NOTIC,E

NÉCROLOGIQUE.

Un ouvrier se précipita sur lui pour l'enlever :On dit qu'a ce moment la chaîne vint le frapper une

veiller et diriger les travaux de la galerie qui procura la délivrance des ouvriers enfermés par les

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seconde fois, après une nouvelle révolution du tambour. Il ne donnait aucun signe de vie. Les médecins,les ingénieurs des mines rési dans à Saint-

Étienne accoururent sur le lieu de l'accident. Tout

soin était désormais inutile. Jabin meurt à l'âge de trente-un ans, six mois après sa soeur, moins de dix-hait mois après sa jeune épouse. Sans les malheurs qui ont abîmé sa vie et en ont abrégé le cours, le camarade, à la mémoire duquel BOUS consacrons ces lignes qui n'expriment que faiblement nos regrets et notre vive amitié, eût été certainement un des membres les plus distingués du corps des mines. Ses leçons à l'école des mineurs de Saint-Étienne, sur la minéralurgie, sont très-complètes et annoncent beaucoup de travail et de sagacité ; elles ont été lithographiées pour les élèves. Il avait fait en outre des essais nombreux et un travail étendu sur les houilles exploitées à Saint-Étienne et dans d'autres localités Tin avait

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eaux, prenant ainsi la partie la plus pénible de la tâche,partagée par tous les ingénieurs résidant Saint-Etienne.En toute occasion il se conduisait

de même, et toute sa vie est pleine de preuves de désintéressement, de générosité, d'ardeur pour lehien de dévouement le plus complet à sa famille et à ses amis. Son souvenir ne s'éteindra dans la

mémoire d'aucun d'eux, et sa mort prématurée laisse, à tous ceux qui l'ont connu, les regrets les plus vifs et les plus légitimes. Ca. COMBES.

examinées, principalement sous le rapport des usages auxquels chaque variété est sr écialement propre dans les arts industriels. Le résultat de ses recherches n'a point encore été imprimé. Mais il possédait surtout au plus haut degré, ce qui vaut mieux encore que le talent, les qualités du coeur qui commandent l'estime et l'affection. A l'école des mines, quoique malade lui-même, il avait prodigué ses soins et ses veilles à notre camarade Bochaton , qui succomba après une

longue maladie. Lors de l'événement arrivé le 2 février 183i à la mine du Bois-Mouzil , il passa dans le fond de la mine toutes les nuits depuis le

vendredi jusqu'au lundi suivant, occupé à sur 45.