Annales des Mines (1830, série 2, volume 8) [Image 194]

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sun uN SERREMENT

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ciseau à calfater et à grands coups de marteaux dans les intervalles q , q, q3, etc. , des étoupes que le calfat y serre à refus, puis par dessus on cloue desbandes de toile mastiquée. Pendant la majeure partie de notre travail, l'eau n'avait cessé de s'écouler par les orifices de sorNous touchions à sa fin; le dernier outie v vrier, resté seul derrière le barrage, en était sorti par l'ouverture A, après avoir mis en place les .

deux tampons fermant les orifices ci-dessus ; il ne nous restait plus pour clore le tout qu'a boucher l'ouverture A. Cette ouverture est rectangulaire ou de forme légèrement évasée, suivant que, pour la fermer,

ou préfère un clapet ou bien un tampon. Nous

no us décidâmes pour le clapet, après une épreuve

malheureuse du tampon, épreuve que je vais rapporter comme devant mieux mettre chacun

à même de reconnaître les avantages de la fermeture par clapet. Notre tampon, vu sa grosseur, était formé de trois morceaux de sapin non réunis ensemble, mais s'ajustant parfaitement et taillés en forme de coin, dont la tête était quatre lignes plus forte que l'ouverture à fermer. Une fois en place, de-

vait on s'attendre qu'il se laminerait sous la

charge et sortirait par un orifice plus étroit que lui? C'est pourtant ce qui est arrivé. Il venait d'être placé; la pression toujours croissante le

faisait serrer de plus en plus, et déjà, depuis

quelques instans, les peuls filets d'eau qui, dans le commencement, jaillissaient entre ses faces et celles des pièces entaillées avaient entièrement disparu. La fermeture était parfaite ; nous nous applau-

DROIT.

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dissions du succès quand, cédant sous la charge, un des trois coins lancé en dehors livra subitement passage à une veine fluide , qui, s'élançant

avec rapidité, nous entraîna pêle-mêle dans la galerie. Si cet accident fût arrivé quelques heures

plus tard, si la masse d'eau accumulée derrière le serrement eût été considérable, il en serait probablement résulté des accidens graves pour

ceux qui se trouvaient dans la galerie. Peut-

être et probablement si le tampon eût été d'une seule pièce, et si nous lui eussions donné plus d'entrée, cet accident ne serait pas arrivé ; mais, avec une aussi grande surface de contact, eussions-nous obtenu une clôture parfaite sous une pression due à une hauteur de i octm.? Quoi qu'il en soit, nous préférâmes l'emploi d'un clapet; il n'était plus d'ailleurs possible d'introduire derrière le serrement, sans le défaire en partie, un tampon d'un seul morceau, tampon

qui devait être plus grand que l'ouverture de

communication. Ce clapet, dont les figures 6, 7 et 8 nous mon-

trent un plan, une coupe et une élévation, était long de 011,64 , large de 011,42, épais de oili,i 2 et

d'un seul morceau de hêtre. Pour résister à sa charge approchant de 27,000 kil. , il fut armé sur ses faces supérieures et inférieures de deux platines en fer reliées par trois boulons. Une garni-

ture formée de deux feuilles de cuir de première qualité, cousues en retraite l'une sur l'autre

pour que les tètes de clous ne fussent pas en saillie, fut fixée contre sa face intérieure. Cette garniture est destinée à s'appliquer contre une autre semblable, clouée tout à l'entour des bords 25.