Annales des Mines (1824, série 1, volume 9) [Image 378]

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PROCÉDÉ' POUR RECONNAITRE

Le procédé de M. Brard , ainsi que les précautions à

prendre pour en obtenir des indications certaines,

745 et sans la retirer du feu, on y plonge aussitôt tous LES PIERRES GELIVES.

vaient peu rigoureux, on était obligé d'attendre, plusieurs années, une épreuve décisive qui permit de prononcer défi. nitivement sur la qualité des pierres d'appareil. Avec le procédé dont il s'agit, on aura un résultat au bout de quel-. ques jours; on pourra, en outre , comparer les matériaux entre eux, et reconnaître ce qu'on doit en attendre dans les différens climats. sont

réunis dans l'Instruction suivante, rédigée par M. Fléricart de Thury, et que son utilité nous a engagés à publier dans

nos Annales. Instruction pratique pour essayer les pierres d'appareil. On choisit les échantillons sur les points douteux du banc de pierre que l'on veut éprouver, par exemple, suries places qui présentent des différences dans la couleur, le

grain ou l'aspect. On fait tailler ou scier ces échantillons en cubes de deux ponces de côté , à vives arêtes, attendu que des morceaux simplement cassés pourraient être tressailles ou étonnés par le choc, et offrir ainsi des détériorations fausses,qui

ne tiendraient nullement à la qualité de la pierre, mais simplement à la force qui l'aurait brisée. 5. On numérote ou l'on marque chaque échantillon avec de l'encre de la Chine, ou avec une pointe d'acier, et l'on

bons ,

les échantillons , en ayant soin qu'ils soient tous complete_ suentt submergés.

eaisse bouillir les pierres pendant une demi-heure.

.

faites par M. Vicat prouvent qu'il ne fiait bouillir pendant plus long - temps , outre-passerait les effets de la gelée. Cette ébullition on de trente minutes est donc de rigueur. On retire chaque échantillon l'un après l'autre, et on les suspend à des fils , de manière à ce qu'ils ne touchent à rien, et qu'ils soient parfaitement isolés. On place audessous de chacun d'eux un vase rempli de la dissolution dans laquelle ils ont bouilli, mais en ayant soin de la laisser reposer, et de jeter le fond, qui renferme toujours de

Les expériences pas faire

la poussière ou des grains détachés des échantillons.

Si le temps n'est pas trop humide ou trop froid, on

trouvera, vingt-quatre heures après que ces pierres auront été ainsi suspendues, leurs surfaces couvertes de petites ai-

guilles blanches, salines, tout-à-fait pareilles au salpêtre des caves, par la manière dont elles se présentent.On. plongeraces pierres dans les vases qui soin au-dessous de chacune d'elles, pour faire tomber les premières efflorescences salines. On recommence ainsi toutes les fois que les aiguilles sont bien formées.; après la nuit sur-tout on les trouve plus longues et plus abondantes que dans le courant du jour ; ce qui fait conseiller de faire Pexpérience dans un

conserve des notes exactes du lieu et de la place d'où chaque

appartement fermé, dans une cave , etc.

cube a été détaché. On fait fondre dans une quantité d'eau proportionnée au nombre des échantillons que l'on veut éprouver tout le sel de Glauber ( sulfate de soude ) qu'elle put dissoudre d froid , et pour être bien certain que cette eau

Si la pierre que l'on a essayée n'est point gelive , le sel n'entraîne rien avec lui, et l'on ne trouve au fond du

n'est pas capable d'en prendre davantage, il faut qu'il reste un peu de sel au fond du vase, une ou deux heures après

qu'on l'y aura jeté ainsi , par exemple , une livre de ce sel suffit pour saturer une bouteille d'eau ordinaire, à la température des puits , celle de 12 degrés environ du thermomètre de Réaumur ( 15 degrés centigrades ). On fait chauffer cette eau ainsi chargée de sel dans un vase quelconque, jusqu'à ce qu 'elle bouille à gros I,

vase, ni grains ,

ni feuillets , ni fragmens de la pierre

éprouvée. On doit avoir bien soin de ne point la chan-

ger de place , dans le cours de l'expérience , non plus que le vase qui est au-dessous d'elle. Si la pierre est gelive , au contraire, on s'apercevra, dès le premier jour que le sel paraîtra, qu'il entraîne avec lui des fragmens de pierre , que le cube perd ses angles et ses

et enfin l'on trouvera au fond du vase tout ce qui s'en sera détaché dans le cours de l'épreuve , qui doit être achevée au bout du cinquième jour, à partir du moment où le sel pousse pour la première fois car cet effet retarde ou avance suivant l'état de l'air. vives arêtes ;