Annales des Mines (1823, série 1, volume 8) [Image 425]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

856

SUR LI STABILITÉ DES 'VOUTES.

point à négliger. En général, leur exposition a, de la netteté et même de l'originalité, et nous les croyons très - capables d'appliquer utilement l'analyse aux recherches physico-mathématiques. Si l'Académie partage à cet égard notre façon

de penser, son opinion sera pour MM. Lamé et Clapeyron un puissant encouragement à continuer leurs recherches sur les questions qui intéressent les arts de construction , et qui fournissent encore aux ingénieurs savans et laborieux de grands moyens de se distinguer. Signé DUPIN, DE PRONY, rapporteur.

L'Académie approuve le rapport et en adopte les conclusions.

SUITE DU MÉMOIRE SUR

LES MINES D'ÉTAIN DE SAXE; PAR M. 1VIANÈS , aspirant au corps royal des Mines (1).

FONDERIES D'ALTENBERG.

LEs schlichs préparés aux diverses laveries du Stockwerk étaient fondus autrefois dans deux usines, où l'on faisait usage, comme par-tout ailleurs, de petits fourneaux à manche, de sept pieds de hauteur. Cependant on avait reconnu depuis long-temps le désavantage d'une méthode

qui ne permettait de fondre que de très-petites quantités à-la-fois , et on se proposait de substi-

tuer à ce S petits fourneaux des fourneaux plus élevés, lorsqu'en 18o6 on construisit à Schlaclienwald en Bohême, pour la fonte des minerais

d'étain, un fourneau de quinze pieds de haut qui produisit les meilleurs résultats. Le peu d'extraction qu'occasionnèrent les guerres d'alors, et le bas prix auquel tomba l'étain furent autant d'obstacles qui empêchèrent la société d'Altenberg de suivre cet exemple. Ce ne fut qu'a la fin de 1'809, que l'étain ayantrepris de la valeur, on fit dans l'usine inférieure les changemens que

nécessitait, la nouvelle méthode de fondage.

(s) Voyez, pag,. 499 et suivantes de ce volume , le commencement de ce mémoire.

Préliminaires.