Annales des Mines (1892, série 9, volume 1, partie administrative) [Image 207]

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STATISTIQUE DE L'iNDUSTRIE MINERALE

ET DES APPAREILS A VAPEUR.

Cependant, si l'on consulte les statistiques officielles des autres pays, on y trouve des chiffres accusant, en général, à l'inverse de ce qui s'est passé chez nous, le développement de l'extraction houillère, excepté en Belgique où un grand nombre de mineurs se sont mis en grève à la suite de la manifestation ouvrière du •1er mai et ont persisté pendant deux mois à ne pas descendre dans les puits. La conséquence aété une diminution de 690.000 tonnes dans l'extraction des houilles belges. Quanta la fabrication de la fonte, elle a subi une réduction dans presque toute l'Europe, notamment en Angleterre, où elle avait déjà, beaucoup rétrogradé l'année précédente. Il en a été de même aux États-Unis, qui ont conservé néanmoins le premier rang comme producteurs. — La statistique des appareils à vapeur vient compléter celle des mines et des usines métallurgiques. Elle dénote chaque année une nouvelle extension et une-plus grande puissance des machines. En 1891, le nombre des chaudières en activité dans les établissements industriels et divers, sur les chemins de fer et sur les bateaux à vapeur, a dépassé 87.000; celui des machines, 76.000. La force qu'elles permettaient de développer correspond au chiffre considérable de 5.362.000 chevaux-vapeur. La Commission a fait représenter sur une carte de France, au moyen de diagrammes coloriés, convenablement disposés, le nombre des chaudières à vapeur et la force des machines correspondantes qui ont fonctionné en 1891 dans les usines et manufactures et qui ont été affectées aux différentes branches d'industrie de chaque département. Les données similaires concernant l'année 1882 sont tracés conjointement sur la même carte, de telle sorte que les progrès accomplis depuis dix ans, dans l'emploi de la vapeur, sont mis en évidence de la façon la plus nette, suivant les régions et la nature des établissements. Dans cette période décennale, le nombre des chaudières dont il s'agit à passé de 57.255 à 71.079, et celui des chevaux-vapeur de 611.858 à 916.086.

on constate le développement considérable des entreprises hydrominérales. Le nombre des sources exploitées a passé de 1.027 à 1.257; celui des établissements balnéaires, de 226 à 251; celui des baignoires, de 5.346 à 6.155; celui des malades en traitement dans les stations thermales, de 221.000 à 290.000. En dehors de la consommation locale, imparfaitement connue, tant pour la boisson que pour les bains, les expéditions faites par les établissements thermaux ont atteint 53 millions de bouteilles en 1891. Les principaux éléments de cette statistique ontété représentés graphiquement sur une carte coloriée, de façon à mettre en évidence la nature médico-chimique des eaux, leur thermalité, leur mode d'emploi, la situation et l'importance des établissements.

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— En terminant ce rapport, nous mentionnerons la Statistique détaillée des sources minérales exploitées ou autorisées en France et en Algérie, au {"juillet 1892. Elle a été dressée au moyen de renseignements transmis par les ingénieurs des mines, en suivant le programme précédemment adopté pour la statistique analogue, relative à 1882. Si l'on compare les données recueillies à dix ans d'intervalle,

La Commission a l'honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, d'autoriser dans les conditions habituelles l'impression, la distribution et la vente de la Statistique de l'industrie minérale et des appareils à vapeur pour l'année 1891, de la Statistique des sources minérales dont l'analyse précède, et des deux cartes destinées à compléter ces publications. Elle vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de ses sentiments dévoués et les plus respectueux. Paris, le 21 décembre 1892. L'Ingénieur en chef des mines , Secrétaire de la Commission, O. KELLER.

L'Inspecteur général des mines, Président de la Commission,

E.

LORIEUX.