Annales des Mines (1911, série 10, volume 19) [Image 222]

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DÉNIVELLATIONS DE LA VOIE

et très peu agréable; cette dernière oscillation a une courte durée facile à calculer d'après la flexion statique de ces ressorts à spirale (Voir notre mémoire de septembre 1907, § 4.) § 20. Remarques diverses. — Nous avons vu (mémoire du 1 er semestre de 1906, § 20) que les ressorts à spirale 16 ne pèsent que — du poids des ressorts à lames, à égalité de flexion statique et de travail par millimètre carré de l'acier. On aurait donc grand avantage à les employer pour avoir moins de poids, de dépense et d'encombrement. Mais ils donnent parfois lieu à des oscillations divergentes, pas toujours cependant, car il se produit dans leurs guidages des coincements donnant des frottements. Comme nous l'avons dit, il y aurait grand avantage à les employer avec des amortisseurs donnant des frottements artificiels. Dans les doubles et triples suspensions, il ne faut pas négliger de donner à l'ensemble de la suspension l'élasticité latérale nécessaire, avec frottements si possible, comme nous l'avons souvent recommandé.

VI. —

COMPARAISON AVEC LES EXPÉRIENCES.

§ 21. Généralités. — Depuis assez longtemps déjà, on se préoccupe de déterminer expérimentalement les variations proportionnelles de compression des ressorts d'avant des locomotives sans bogies pour voir si, à certains moments, il se produit une décharge assez forte pour faire craindre un déraillement. Dans ces expériences, on mesure les déplacements de la bride des ressorts par rapport au châssis suspendu de la locomotive, c'est-à-dire, en

ET OSCILLATIONS DES

VÉHICULES DE CHEMINS DE FER

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somme, cè que nous avons appelé ci-dessus les oscillations de la caisse par rapport aux roues. Le plus souvent ces déplacements sont enregistrés sur une planchette fixe, à cause de la grande longueur qu'exigerait le déroulement d'une bande de papier ; il en résulte que ce qu'on enregistre c'est la plus grande amplitude de l'oscillation dans la décharge et dans la surcharge de chaque ressort d'avant. Quelquefois, cependant, on a enregistré ces oscillations. D'après le paragraphe 7 ci-dessus, il est facile de comparer les résultats de ces expériences avec ceux de nos formules, qui sont basées uniquement sur nos théories ; il en résultera une importante vérification de ces théories. Voici comment on a mesuré, dans ces expériences, les valeurs b { et o 2 de la décharge et de la surcharge proportionnelle de compression du ressort. Soit ctf la course observée de la bride pour la décharge et a 2 pour la surcharge, et «la flexion statique du ressort, sans frottements. On a : 8<=^ 1 a

et

8 2 =-2 a

Mais cette méthode, qu'on a appliquée presque toujours, a le défaut de ne pas tenir compte du frottement des lames de ressorts. Avant de comparer les résultats de ces expériences avec ceux de nos théories, il faut donc rectifier ces résultats suivant la formule (8) ci-dessus, et l'on a : D< ^ —1 -j- f (pour la décharge) D2 =

+ f (pour la surcharge)

(/ étant le frottement proportionnel des lames du ressort considéré).