Annales des Mines (1910, série 10, volume 18) [Image 48]

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EXPÉRIENCES SUR LES POUSSIERES DE HOUILLE

précie la longueur, à 2 ou 3 mètres près, au moyen de piquets repères distants de 5 ou 10 mètres. Exceptionnellement l'explosion, assez forte pour s'étendre au delà des 30 premiers mètres, ne porte pas la flamme jusqu'à l'orifice de la galerie ; en prévision d'un cas semblable, on s'est parfois servi, pour préciser la longueur de laflamme, de témoins de coton ou papier suspendus de distance en distance le long des 35 derniers mètres. Vitesse. — On s'est contenté, dans les essais dont il va être rendu compte, d'apprécier la vitesse moyenne de la flamme sur les 65 mètres de la galerie au moyen d'un compteur au cinquième de seconde mis en marche au moment de l'explosion initiale et arrêté au moment où la flamme surgit à l'orifice. Pression. — Pour les mesures des pressions, on a systématiquement rejeté tout appareil pouvant donner des effets de lancé. On s'est servi d'appareils à maxima inspirés des appareils à crushers en usage dans l'étude des

Vaseline FIG

. 13. — Appareil pour la mesure de la pression maximum (coupe).

explosifs et du tir de l'artillerie. Le cylindre A [fig. 13) est vissé dans une plaque d'acier substituée au verre d'un hublot ; la pression interne de la galerie s'exerce sur le piston B, celui-ci s'appuie sur le bouchon 0, par l'inter.médiaire d'un disque de plomb Det d'une bille d'acier E;

ET SUR LES MOYENS DE COMBATTRE LEURS DANGERS

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par l'effet de la pression, la bille s'imprime dans le plomb et la dépression ainsi créée, mesurée au centième de millimètre, donne la valeur de la pression maximum. Cette valeur est fournie par des tables de tarage dressées en appliquant des poids sur le piston ; l'application des poids est progressive, de manière qu'en fin de course la résistance à l'écrasement soit égale au poids appliqué. On a également admis qu'au cours de la mesure de la pression dans la galerie l'écrasement avait lien suivant la loi statique ; la faible valeur des écrasements mesurés et la légèreté des pistons ont paru légitimer cette hypothèse. On a eu soin de se servir toujours du même plomb pour fondre les petits disques, et l'on a refait des tables de tarage après de nouvelles coulées. Avec la bille de 4 millimètres qui a servi à ces mesures, on peut déduire de l'aplatissement, à 2 ou 3 kilogrammes près, la valeur de la force maximum appliquée jusque vers 50 à 60 kilogramme's. On s'est servi de deux types de cylindres : dans l'un, la surface d'application de la pression est de 4 centimètres carrés; la précision de la mesure est, par suite, de 0 bg ,600 par centimètre carré, jusqu'à la pression de 15 kilogrammes par centimètre carré. L'autre appareil présente une surface d'application de la pression de 19 cm2 ,62 : la précision de la mesure est alors de 125 grammes par centimètre carré jusqu'à la pression de 3 kilogrammes par centimètre carré. Pour les très faibles pressions, la comparaison visuelle de l'empreinte obtenue dans la galerie et des empreintes types d'un bloc de tarage donne une précision notablement plus grande. Composition des produits de In combustion. — On a cherché à prélever des prises d'essai des produits de la combustion. Un premier procédé consiste à pomper, aussitôt après l'explosion, par des ajutages spécialement aménagés dans les parois, les gaz occupant la galerie à