Annales des Mines (1908, série 10, volume 14) [Image 194]

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LES GISEMENTS DE MINERAI DE FER

n'être versée qu'en fin 1933, mais, en comptant alors des intérêts à 4 p. 100. La somme totale à débourser au 31 décembre 1932, pourrait donc s'élever ainsi à 155.625.000 couronnes (216.300.000 francs). En fin 1937, dans le cas de non-rachat en 1932, une somme de 15 millions pourrait aussi être due par l'État pour le même motif, payable par cinquièmes en fin de chacune des années 1938 à 1942, ce qui exigerait, en somme, en fin 1937, le versement d'une somme réduite à 13.358.000 couronnes. Le rachat dans ces conditions, ramené à tin 1942, arriverait à 156.875.000 couronnes (218.000.000 francs), dont 140.625.000 de rachat propre-' ment dit et 16.250.000 provenant des 13.358.000 capitalisés à 4 p. 100 composés. Il faut d'ailleurs remarquer que l'État peut, par le jeu des redevances capitalisées à 4 p. 100 des actions privilégiées, se procurer ces sommes; si nous supposons, en effet, que l'extraction suive la progression croissante maximum pour Kirunavara : 1908 1909 1910 1911 1912 1913-1932

1.500.000 tonnes 1.900.000 — 2.300.000 — 2.700.000 — 3.100.000 — 3.175.000 —

et que pour Gellivare, l'extraction se maintienne constamment à 750.000 tonnes, de façon à ce que le calcul du rachat se fasse sur ce chiffre pour les dix dernières années, on arrive à produire par les redevances en fin 1932 : de Kirunavara Gellivare

65.033.700 couronnes 8.316.300 —

soit 73.350.000 couronnes, chiffre très inférieur sans doute à ce qui serait dû par l'État suédois à la L. K. A.

DE LA LAPONIE SUÉDOISE

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Mais, en fin 1942, la situation serait très différente. A la somme précédente capitalisée à 4 p. 100 et passée alors à 108.575.900 couronnes, s'ajouteront d'abord les redevances dues sur 3 millions de tonnes à Kirunavara et 750.000 à Gellivare extraites par an, de 1933 à 1937, et s'élevantà2 et 1 couronnes sur la moitié extraite. Capitalisant toujours à 4 p. 100, on aurait de ce chef une somme supplémentaire de 22.240.500. Il faut de plus compter le bénéfice distribué aux actions privilégiées assimilées aux actions ordinaires, à partir de 1938; en admettant que l'extraction dans la période 1938-1942 se maintienne à celle de la période quinquennale précédente et que le bénéfice distribué ne soit que de 2 couronnes pour Kirunavara et une pour Gellivare, c'est-à-dire égal aux redevances précédentes, l'État réaliserait de ce fait, en fin 1942, 18.280.000 couronnes. Le total de ces sommes partielles conduit à 149.096.400 couronnes. Ce chiffre est supérieur de 8.471.000 couronnes au chiffre maximum auquel peut s'élever le prix du rachat de la .L.K.A. dans le cas où toutes les quantités disponibles auraient été extraites et vendues dans la période considérée. Il faut d'ailleurs remarquer que le prix du rachat peut être très inférieur à 140.625.000 couronnes. La lutte que pourra soutenir laL. K. A. pour placer ses minerais sur le marché mondial pourra abaisser de beaucoup au-dessous de 3 couronnes par tonne le bénéfice net de la L. K. A. dans les années entrant en jeu pour le rachat, et le simple abaissement à 2 couronnes (2 fr.78) de ce bénéfice ramènerait le prix du rachat à 93.750.000 couronnes. Nous avons aussi admis dans le calcul des sommes capitalisées par l'État que tout le minerai loisible était vendu; il y aurait, du fait de la non-vente du total, des réductions possibles, tant du prix du rachat, qui so calculerait sur un tonnage moindre, que des sommes dues à l'État comme . redevances, en même temps que,