Annales des Mines (1898, série 9, volume 13) [Image 211]

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ÉTUDE DE LA ROCHE A RAVETS

411 RECHERCHE ET EXPLOITATION DE L'OR EN GUYANE

En définitive, on peut baser la recherche des placers dans les Guyanes sur les trois aurifères en Guyane.

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ordres de faits suivants I. Les placers se répartissent sur les lignes de contact entre le granite et les roches schisteuses micacées ou gneissiques. Ces zones se traduisent sur les rivières par les parties calmes de leur cours; c'est dans ces parties qu'il convient d'établir le dégrad. Sur ces lignes de contact, le maximum d'enrichissement se rencontre dans le voisinage des pointements de diorite ou de diabase. III. Quand on a trouvé un placer donnant une

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ristique de cette roche et son extrême fréquence dans tout le pays, font qu'elle a été signalée par tous . les auteurs qui se sont occupé de la géologie guyanaise, Le Blond compris ; mais personne .n'avait eu jusqu'ici l'idée, en examinant son mode réel de formation, de se rendre compte de sa composition exacte et notamment de sa teneur en métaux précieux.

teneur payante, prospecter immédiatement non seulement la rivière coulant en sens inverse, qui prend sa

Il est évident, en effet, que si l'origine de l'or se trouve dans les roches dioritiques, les roches secondaires auxquelles leur décomposition a donné naissance, doivent évidemment contenir, au moins en partie, le métal précieux réparti initialement dans la roche éruptive. Les érosions qui ont produit les placers actuels de la Guyane, sont postérieures à la formation de ces limonites. C'est un fait qu'on constate immédiatement à la

source dans le même massif que le cours d'eau prospecte,

simple inspection d'un placer quelconque dans la Colonie.

mais aussi toutes celles qui sortent du »ulule massif.

Il était donc naturel de penser que la démolition de la Roche à Ravets, dont on trouve fréquemment des morceaux dans l'alluvion aurifère elle-même, constitue au moins en partie, la matière première dont les agents d'érosion ont extrait par leur travail séculaire, le métal précieux qui enrichit les placers.

Appliquer, en un mot, la formule de la disposition rayonnante des placers. Roche à Ravets.

Les roches dioritiques dont nous

venons de donner une rapide description ont donné nais-

sance, grâce à la facilité avec laquelle elles se décomposent, à la formation d'un vaste dépôt de roches ferrugineuses ayant l'aspect de la limonite ordinaire, qui recouvre d'un grand manteau superficiel presque continu, les gneiss et les micaschistes sur lesquels il repose en stratification discordante.

La richesse en fer des diorites, tant à l'état combine

Il s'agissait donc de prouver

1° Que la diorite guyanaise, au moins en certains. points, était aurifère 20 Que la Roche à Ravets est un produit de décomposition secondaire de cette diorite, et enfin, 30 Qu'on trouve dans cette Roche à Ravets une partie

au moins du métal précieux contenu dans la roche.

qu'a l'état de pyrite de fer, dont elles contiennent souvent de.

initiale.

fortes proportions, a produit, par la démolition lente de ces roches, une accumulation par voie humide, de dépôts.

J'ai été assez heureux pour voir se confirmer mes prévisions et mes premières études faites sur le terrain, par les résultats que j'ai obtenus au laboratoire de l'École des Mines sur les échantillons de roches par moi rapportés,. ou qui m'ont été envoyés de Guyane depuis mon retour.

ferrugineux au pied des pointements éruptifs. En un mot elle a formé la Roche à Ravets. Composition de la Roche à Ravets.

L'aspect caracté-