Annales des Mines (1897, série 9, volume 12) [Image 299]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

590 NOTE

SUR LES SOURCES MINÉRALES DE POUGUES

NOTE SUR LES SOURCES MINÉRALES DE POUGUES 591

dente, dans le plateau central, avec les sources gazeuze

qui abondent dans la Limagne et dans le Forez. Partout l'acide carbonique, dernière manifestation des éruptions volcaniques d'Auvergne, se montre dans leur voisinage immédiat. C'est aussi en intime corrélation avec 1( prolongement de ces mêmes accidents dans le Jurassiqn,

du Nivernais que se trouvent les sources de Poupes, sources gazeuses et alcalines également, tout à fait analogues à celles de Vichy, par exemple, mais modifiées pa, leur circulation à travers les sédiments secondaires. Elle

constituent un dernier témoin avancé, vers le nord, de phénomènes volcaniques et hydrothermaux du massi central. Des sondages, exécutés depuis quelques années dans 1,, bassin de Pougues, ont causé des perturbations importante>

dans le régime ancien des eaux. Si l'on doit regretter que des travaux inconsidérés, que la législation actuell, est pratiquement impuissante à prévenir, aient eu de, effets nuisibles sur l'ensemble du bassin hydro-minéral ces travaux n'en ont pas moins eu un résultat heureux par les 'données nouvelles qu'ils ont fournies, par le perturbations mêmes' qu'ils ont causées, ils ont permis d: suivre l'allure souterraine des eaux avec une précisioi,

relativement grande et assez rarement atteinte

dan,

d'autres bassins. C'est à ce titre qu'il a paru utile d'exposer les observations faites et les conclusions qu'on en tirées.

Les sources de Pougues jaillissent .daw, Géologie. une petite plaine située à 20 ou 30 mètres au-dessus du

niveau de la Loire, à quelques kilomètres au nord de Nevers. Cette plaine (altitude moyenne : 190 mètre,environ) est fermée de trois côtés par un amphithéâtre de collines : à l'est une ligne de hauteurs presque exacte-

menL droite et dirigée nord-15°-est environ (Mont Givre

298 mètres ; collines de Mimont, 355 mètres) ; à l'ouest une autre ligne moins prolongée et moins haute (240 mètres, colline de Soulangy) interrompue, au sud, par

la Loire et en son milieu par le ravin de Sesseigne, par ou toutes les eaux de la plaine s'en' vont à la Loire ; au nord, enfin, une série de mamelons de 250 à 300 mètres de hauteur qu'interrompent seuls, à l'ouest, l'étroit défilé on passe le chemin de fer de Paris à Nevers et, à l'est, la petite vallée d'Usseau à Eugnes, séparant la colline des Coques de celle de Mimont. Au sud, la plaine s'ouvre lar-

gement sur la Loire, vers Fourchambault. Le sous-sol est constitué par des terrains jurassiques, recouverts en partie dans la plaine par une épaisseur variable de sables de rivière récents. Dans la plaine les affleurements sont rares ; néanmoins, l'étude des collines, jointe aux données des sondages, suffit à déterminer avec assez d'exactitude la disposition des terrains (fig. 1 et 2, Pl. VII. Voir aussi la carte géologique

1

feuille de Nevers). au80.000 L'arête de l'est, bien que très rectiligne, présente de grandes variations d'altitude. Du sud au nord, elle s'élève lentement de Garchizy au Mont Givre, puis s'abaisse brusquement:sur le flanc nord dé cette hauteur, est remplacée sur plus de 2 kilomètres, de Pougues à Satinges, par une suite de mamelons arrondis peu élevés, et reprend de nouveau brusquement, dans la colline de Mimont ,

une altitude de plus de 350 mètres. Ces deux collines, de Mimont et du Mont Givre, sont couronnées par une puissante masse de calcaire jaunâtre à rognons siliceux qui n'existe , pas. dans la zone intermédiaire. On y trouve les Ammonites anceps et coronatu,is. Ce calcaire est donc callo-

vien supérieur. Au dessous s'étend un horizon de marnes blanches. de 8 à 10 mètres d'épaisseur à Am. macrocephalui, constituant le callovien inférieur le sommet de ces marnes est le principal niveau des sources d'eau douce