Annales des Mines (1894, série 9, volume 6) [Image 149]

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NOTE SUR LE DOSAGE DU GRISOU

PAR LES LIMITES D'INFLAMMABILITÉ.

id même (*) l'exactitude absolue du principe, et donné les Moyens de s'en servir pratiquement. Je rappellerai seulement ses conclusions que j'ai moi-même vérifiées à plusieurs reprises et qui peuvent se mettre sous la forme

mable, il suffira, pour l'analyser, de déterminer la limite d'inflammabilité d'un gaz combustible employé comme

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suivante :

Quand un mélange ne renfermant que de l'air- et du formène atteint sa limite inférieure d'inflammabilité, la proportion de formène dans le mélange total est constante et égale à soixante millièmes : on dit alors que la limite

d'inflammabilité du formène avec l'air pur est

de

soixante millièmes. Quand un mélange renferme à la fois de l'air, du for-

mène et un autre gaz combustible, du gaz d'éclairage par exemple, les deux gaz combustibles se comportent comme s'ils étaient seuls, et le mélange total atteint sa limite inférieure d'inflammabilité quand les deux gaz sont en proportions telles qu'ils forment deux mélanges exactement inflammables.

Les proportions n, n' des deux gaz dans le mélange, et leurs limites d'inflammabilité avec l'air pur N, N', sont alors liées par la relation

n, N pour le formène, n', N' pour le gaz d'éclairage sont les volumes de ces gaz rapportés au volume total du mélange ; le plus simple est de les exprimer en millièmes de ce volume total. Pour n = 0, n' devient exactement égal à N'; on peut dire par analogie que n' est la limite d'inflammabilité avec de l'air renfermant déjà une quantité n de formène, du gaz dont la; limite d'inflammabilité avec l'air pur est N'.

chimie et de physique, 6' série, t. XXIX, 1893.

Dès lors, étant donné un air grisouteux non inflamréactif, successivement avec l'air pur (N') et avec l'air grisouteux (n'); avec ce dernier, le grisou remplace une partie du gaz réactif que l'on emploie en quantité moindre, et la différence (N' n') entre les quantités employées

dans les deux cas mesure précisément, à un facteur constant près, la quantité de grisou (n) apportée par l'air.

On a, en effet, d'après la relation (I) n

n')-

N'

Calcul de la teneur.

Le volume d'air grisouteux

employé peut être quelconque : appelons-le Y; puisqu'il

renferme la quantité n de grisou, la teneur de cet air, c'est-à-dire la quantité de grisou renfermée dans le volume 1.000, sera 1:.---n

1.000

1.000 N V

N'

(N'

Si, comme on le fait d'ordinaire, on n'introduit dans

U

N

() Annales des mines, 8' série, t. XIX, 1891.

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Annales de

la burette décrite par M. Le Chatelier que du gaz d'éclairage et de l'air grisouteux, le volume total a pour valeur 1.000 puisque n, n' ,N , N' sont exprimés en millièmes de ce même volume, V = 1.000 n' et t

1000 n' 1000

N'

72' ) = A (Nt

n').

Il faut donc quand on a déterminé n' faire un calcul de réduction ou avoir un barême pour les diverses valeurs de N' et n'. Il y a là une longueur et une cause d'erreur

que l'on peut éviter de l'une des deux manières suivantes :