Annales des Mines (1893, série 9, volume 3) [Image 48]

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ÉTUDE SUR LE NOUVEAU FOUR SIEMENS.

ÉTUDE SUR LE NOUVEAU FOUR SIEMENS.

bre de régénération. L'air de combustion est admis par le clapet C, traverse l'une des chambres E et entre par le carneau D. Les deux gaz s'allumant dans le four forment une flamme en fer-à-cheval, selon l'expression de MM. Siemens, et sortent entièrement par le carneau D' pour se diriger vers la chambre de régénérateur E'. Mais arrivés en F', ces produits de combustion sont en partie aspirés par un injecteur I' et envoyés sous la grille tandis que le reste se rend à la cheminée par le carneau

tion est d'une importance capitale, et l'on peut dire qu'elle a transformé le nouveau four. 30 Un troisième injecteur placé dans le cendrier (en J, .fig. 3) aspire de l'air froid et permet de régler plus aisé-

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G' et la valve V. A intervalles de temps réguliers, ont fait une inversion comme dans tous les fours Siemens en manoeuvrant le balancier B et la valve à air V. L'alimentation des gazogènes se fait d'une triple manière ,

I° Au moyen des produits briile's arrivant en F et insufflés par l'injecteur ainsi qu'il vient d'être dit 2° Au moyen d'air chaud pris à la chambre E'. Il est facile de voir que, dans le dispositif adopté, le carneau F qui sert à l'évacuation des fumées est aussi celui par où passe l'air chaud à sa sortie des chambres. Donc, tandis que l'un des injecteurs fournit des produits

brûlés en les détournant de la cheminée, l'autre peut fournir de l'air chaud emprunté à la masse d'air qui, admise par le clapet C, vient de traverser la chambre. Ainsi, dans le four Biedermann, on peut alimenter les gazogènes à volonté avec de l'air chaud ou des produits brûlés. Ce dispositif, qui constitue l'un des principaux avantages du four Biedermann, est une modification aux plans primitifs tels que les ont publié § MM. Pouff et Head. Dans

leurs premiers fours, l'injecteur prenait les produits brûlés dans le carneau du gaz B et non dans le carneau de l'air D et, par suite, ne pouvait avoir le double rôle qu'on lui fait jouer dans les fours actuels. Cette modifica-

ment l'admission d'air et, par suite, la quantité de gaz produits ; il permet surtout de refroidir le cendrier, qui ne tarderait pas à se brûler, alimenté exclusivement d'air chaud et de produits brûlés. 2° Fonctionnement pratique de l'appareil. Dans la pratique des fours actuellement en usage, pour

arriver à une marche satisfaisante, on fait appel à toutes

les ressources qu'offre le nouvel appareil au point de vue de la circulation des gaz et notamment de l'alimentation des gazogènes. Les deux injecteurs communiquant des cendriers aux chambres sont constamment ouverts, insuf fiant à peu près quantités égales d'air chaud et de produits brûlés ; mais ces gaz étant l'un et l'autre à des températures trop élevées, on les dilue d'air froid, et pour cela on se sert du troisième injecteur, de façon à obtenir sous le cendrier une température d'environ 450°. Dans ces conditions, la proportion de produits brûlés repassant sous la grille est très faible par rapport à la masse des gazéi-

fiants, environ 1/5 de produits brûlés contre 4/5 d'air chaud ou froid. Le gaz produit est cependant beaucoup plus chargé d'acide carbonique que celui d'un gazogène ordinaire, et en contient de 9 à 1 I p. 100. Mais en résumé l'allure du four est assez régulière, la consommation de houille n'est pas plus élevée que dans un four ancien type.

3° Des anciens types de fours à chaleur régénérée.

Les fours à gaz à chaleur régénérée sont d'une variété presque indéfinie ; la maison Siemens seule, sans compter les autres constructeurs d'appareils métallurgiques ,