Annales des Mines (1887, série 8, volume 12) [Image 174]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

'294

PRIX DE REVIENT DES TRANSPORTS

DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS.

295

du millier d'unités de trafic, et 4def o,00

en 1884, 38f,05, en 1885, 38f,85.

Les longueurs moyennes exploitées ont été les suivantes en 1884, 2.037k', en 1885, 2.215.

La fréquentation moyenne en milliers d'unités de trafic

par kilomètre a été en 1884,

en 1885,

514.265.289 2.037 553.289.969 2.215

252, 250.

En se reportant, soit à notre ligne de comparaison des

prix de revient (fig. 2), soit à la formule générale des grands réseaux français

p.=

6.125f

21f,50,

on trouve comme dépense normale, pour F

252 (exercice 1884),

le prix de revient P

et pour F

250 (exercice 1885),

P

46f,00

le prix de revient

Économie con.statée de 15 et 15,5 p. 100 par rapport

à la courbe de comparaison. du réseau de l'État est de

L'économie en faveur

38f,85,_7(0.5 on _____476,,1050,- 15,5 p. 100, en 1885 (*).

Les constatations qui précèdent, déduites directement des documents statistiques publiés par le Ministère des travaux publics, d'une part, et des comptes rendus de l'administration des Chemins de fer de l'État , d'autre part, établissent très clairement que les prix de revient du millier d'unités de trafic sur le réseau de l'État, mis en regard de la courbe générale des Compagnies (fig. 2), ou ce qui revient au même, mis en regard des prix de revient moyens constatés (1882 et 1883) sur les lignes de même fréquentation de l'ensemble des grands réseaux français, présentent, par rapport à ceux-ci, une économie de

15 p. 100, en 1884, et de

15,5 p. 100, en 1885.

La réalité de l'abaissement du prix de revient est démontrée, mais à quelles causes précises cet abaissement doit-il être attribué?

Manque d'uniformité dans la comptabilité statistique des Chemins de fer. C'est un problème dont la solution serait facile, si la comptabilité de toute les Compagnies était tenue suivant un mode uniforme et suivant une nomenclature unique. Malheureusement cette uniformité (*) Il est intéressant de relire les diverses discussions qui ont eu lieu en 1884 et 1885 devant les Chambres sur l'administration des chemins de fer de l'État. On reprochait à cette administration de dépenser 80 P. 100 des recettes en frais d'exploitation, tandis que les grandes compagnies françaises ne déOn perdait totalement de Nue l'influence du priapensaient que 50 p. 100. dpal facteur, la fréquentation; aujourd'hui que les compagnies incorporent dans leurs réseaux de nombreuses lignes à faible trafic qu'elles exploitent à 100

45f,80 38,95

6,85 ou 6,85 =15,0 p. 100 en 1884, 45,80

p. 100 et plus encore, on pourra leur opposer ce même réseau de l'État qui

niaintenant dépense moins de 80 p. 100.