Annales des Mines (1887, série 8, volume 11) [Image 160]

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NOTE SUR LES PRINCIPALES EXPLOSIONS

ment pour la circulation éventuelle des hommes en cas de réparation des puits ou des machines de l'une ou de

l'autre des mines, les travaux étant d'ailleurs séparés par un système de quatre portes. Les puits de Clifton Hall, foncés il y a environ cinquante ans, ont servi d'abord à l'exploitation de couches supérieures. Au moment de l'accident, on exploitait par

la recette de 483 mètres, située dans la couche Trencherbone, les trois couches suivantes Doe-Mine

Five-Quarters-Mine . Trencherbone-Mine .

à 386 mèt. à 398 à 488

puissance 2,,,84 couche mince puissance l'u,83

Les puits ont, en outre, recoupé à 545 mètres la Carmel

Mine, mais cette couche n'était pas encore exploitée au moment de l'explosion qui s'est produite dans la Trencherbone Mine.

Travaux dans Trencherbone Mine. La couche Trencherbone qui, avec les couches voisines, se trouve à peu près au milieu de la série des couches du bassin de Lancashire, varie de puissance et de composition d'un point à l'autre. Le charbon disparaît entièrement en certains

points, tandis que dans d'autres la puissance atteint près de 3 mètres, le charbon étant alors généralement divisé par des bancs de schiste. A Clifton Hall, la couche Trencherbone est formée de 1,83 environ de beau charbon (*), ayant pour toit d'abord 1'1°,80 d'un schiste sableux blanc dur, nommé pierre, métallique blanche (**), qui renferme à peu près 30 cen

timètres de charbon sans valeur, puis 19 mètres d'une roche solide appelée roche de Trencherbone. Le système de travaux consistait dans la couche Tren(*) Splint Goal. (**) White metal stone.

SURVENUES DANS LES HOUILLÈRES ANGLAISES. 321

cherbone, comme dans les autres couches, en traçages allant au bout du champ d'exploitation et en dépilages par tailles montantes d'une largeur de 18 mètres, au milieu desquelles était ménagée une voie de descente dont les côtés étaient formés de murs soigneusement faits en pierres du toit et autres, les intervalles étant remplis de stériles ; ces murs ont 2m,70 de largeur. Au bout des murs et autres points des fronts de taille le toit était soutenu par des piles de bois de 60 centimètres de longueur sur une section de 15 centimètres de côté, ou par étais ordinaires.

En général, le charbon descendant des tailles gagnait un plan incliné automoteur et ensuite un plan montant avec machine ; dans quelques tailles préparées par des fendues étroites, le charbon était remonté d'abord par un treuil.

Toute la partie de la couche Trencherbone en amont des puits était dépilée ; les travaux étaient également déjà fort avancés dans la partie aval où, vers l'ouest, les fronts de taille n'étaient plus qu'à 125 mètres du montage à machine ; les travaux des niveaux 1 et 2 à l'est étaient encore un peu plus éloignés. Les travaux des niveaux inférieurs étaient à une distance assez grande et ceux du n° 3 est, qui ne consistaient encore qu'en trois galeries de traçage, ne communiquaient pas avec le niveau n°

AéPage.

L'aérage de la mine est produit par un foyer établi en F près du puits du retour d'air, alimenté par le retour d'air de la couche Trencherbone, foyer qui a 211',44 de longueur, 2n1,74 de large et par les foyers de deux chaudières alimentés d'air frais ; enfin la vapeur d'échappement de deux machines souterraines venait se

joindre au courant d'air sortant. Le courant des gaz

chauds des foyers entre dans le puits à quelques mètres