Annales des Mines (1886, série 8, volume 9) [Image 35]

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STATISTIQUE DEE

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ACCIDENTS DE GRISOU.

A. - MINES DE HOUILLE 4. - GROUPE DE LA BOURGOGNE ET DU NIVERNAIS. 1. - BASSIN DU CREUZOT ET DE 13LA5l

Coucessior. DATE

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Département de Saône-et-Loire.

de Blanzy (suite).

CAUSES DE L'ACCIDENT oe '

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Causes directes Causes

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indirectes.

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dc

du gaz,

du gaz.

OBSERVATIONS 11

Tonnes. 596

1867

Puits

89

47

12 Dé-

CinqSous,

dont

dont

31

14

Couche

Brûlés et

grièvement.

cembre.

IS° 1.

58

Asphy-

née,

1527

003651

Invasion subite, ? dans les quartiers Flanune en exploitation , d'une lampe du grisou accu- de sfireté muté dans de chassée hop vieux travaux non du treillis remblayés, soit à par un cou-

Vices de Pas(sienne

méthodt,

l'exploilationpu oudroyage , d'et

étaient résultés. Jans les 'vicia travaux non rem.

la suite d'un et_ tag de gaz. qayés, des vide fondrement considérable du toit de la couche, soit par l'effet d'une augmentation constatée de la

pression de l'eau de la mine, Aggravation des

effets do l'expie-

sion par la rouibustion paillette des poussières de charbon soute-

nées par Pinvasien du gaz etsur-

tout par l'explosion elle-même.

plus ou motu considérables

dans lesquels li grisou avait jim s'accumuler.

On exploitait au puits Cinq-Sous la grande couche supérieure de Blanzy Indications générales. de 15. d'épaisseur. A cause des nombreux feux résultant du mode d'exploitation par foudroyage employé jusqu'en 1863, les travaux se trouvaient concentrés au nord-est des puits entre les niveaux de 200 et 165. et au-dessous du niveau de 200. dans le quartier dit de la Dedcenderie,

Circonstances de l'accident. Par suite de la présence aux étages supérieurs de feux remplissant le rôle de foyers d'aérage, le courant d'air, quoique naturel, était assez énergique pour balayer couvelisiblement le gaz se dégageant dans les conditions ordinaires des travaux supérieurs à la Descenderie, D'autre part, ces feux avaient obligé de concentrer les travaux dans la partie nord du champ d'exploitalion de Cinq-Sous et les parties extrêmes ne se trouvaient pas à plus de 300m des puits, de sorte que l'air, qui desservait autrefois un vaste champ d'exploitation,n'avait plus à aérer que des travaux relativement restreints.

Pour éviter d'activer les feux, on modérait le courant d'air en fermant partiellement le puits N°4 par lequel il entrait et on laissait ouvertes des portes d'aérage à l'intérieur de la mine. Il en résultait que l'une des branches du courant d'air qui parcourait les niveaux de 200, 488 et 470., dans lesquelsl'accident s'est produit, pouvait être considérée comme insuffisante.

D'un autre côté, les travaux de la descenderie n'étaient aérés que par diffusion sur des longueurs pouvant atteindre 70m.

Le grisou se montrait rarement dans la mine.

Le 12 décembre 1867, une formidable explosion se produisit dans les travaux. :Le bruit en arriva jusqu'aux maisons voisines ; une fumée épaisse s'échappa par les deux puits. Au puits N° 2, servant à l'extraction, la cage reposant sur ses taquets fut soulevée de 0.50 et un encageur de la recette de '2.00. fut précipité au fond du puisard. Au puits N° 1, servant à l'entrée de l'air, les planches qui fermaient en partie l'orifice furent projetées à distance.

nes cent cinquante-sept ouvriers se trouvant dans lamine, vingt et un seulement sortirent ou furent retirés sains et saufs.

La recherche des victimes, commencée aussitôt après l'accident, dura quarante-huit jours. Il fallut rétablir le courant d'air, relever ou tourner les éboulements et construire des barrages contre des incendies qui s'étaient ravivés en deux points des travaux. On dut laisser seize cadavres dans la mine ; qui:tome dans le voisinage d'un incendie, au niveau de 170 et deux sous un éboulement, au niveau de 200..

.

Les flammes avaient parcouru les niveaux de 200 et 188., une partie du niveau de 170'° et les travaux dota descenderie. Dans ces derniers travaux, les seuls abordables quelques jours après l'accident et composés de galeries en cul-de-sac se ramifiant de chaque côté d'une descenderie qui partait du niveau de 200., des croûtes de coke s'étaient déposées sur les faces des bois tournees vers les fronts de taille; leur épaisseur atteignait un centimètre et demi et elles s'arrêtaient à quelques mètres de l'avancement. Dans la descenderie, les ouvriers avaient presque tous été asphyxiés. Dans les autres quartiers ils avaient eté brùlés ; ceux qui se trouvaient dans les chantiers en cul-de-sac avaient seuls été asphyxiés.

L'entrée des travaux de la descenderie a été '.considérée comme le Remarques particulières. point de départ de t'explosion, ces travaux n'étant aérés que par diffusion elles fronts do taille les plus éloignés étant à 70m du courant d'air. Les massifs avaient été profondément drainés et Ossurés par les travaux antérieurs; on a supposé que