Annales des Mines (1883, série 8, volume 4) [Image 282]

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TEMPÉRATURES DE COMBUSTION.

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COMBUSTION DES MÉLANGES GAZEUX.

Ces nombres témoignent encore de l'accroissement de la chaleur des gaz simples ; ils donnent même pour cet accroissement une valeur plus considérable que celle qui est donnée par les expériences sur la combustion de l'hydrogène et sur celle du cyanogène. Les expériences faites sur la combustion du formène par l'air sont particulièrement intéressantes, malgré l'incertitude qui subsiste sur la composition exacte du gaz, en rai-

son de l'énorme quantité de gaz parfaits qui se trouvent mêlés aux gaz brûlés. Nous ne pouvons utiliser que les observations faites avec excès d'oxygène; elles donnent les résultats suivants en prenant Q 191900 calories (*).

DATES,

nos.

2

11 VI, 4

mélangés à 1° Cas + 2,0.

00'8111 36 Az10,55 Vap.

3

CHALEUR

VOL. GAZEUX

NUMÉ-

11 VI, 3

11 VI, 9

0

Q 7i.

spécifique

calculée pour les gaz parfaits.

T1

1600e

115,5

6,77

1990°

1870

102,5

6,82

2190

2150

89,2

6,85

9350

'

0,25

0,37

Az 8,90

21

Vap.

0,21

0

T

0,03.

7

Az 7,65 Val).

'68

et 11'0 les aurait dû observer si, en admettant pour CO5 déterminées plus haut, on supposait chaleurs spécifiques constante et égale à la chaleur spécifique des gaz parfaits résulte clairement 4,9. L'impossibilité de cette supposition de la comparaison de T et de T1. ainsi à monLes résultats de nos expériences concourent parfaits augmente trer que la chaleur spécifique des gaz résultats ne sont température

mais ces réellement avec la puisse tirer la loi qui pas assez concordants pour qu'on en régit cet accroissement. de la forme Nous avions autrefois adopté une expression

attribué à a une valeur dans laquelle d'ailleurs nous avions nombres précédents. plus forte que celle qui résulterait des insolite donnée à l'expresLa seule raison de cette forme n'attachions d'ailleurs qu'une et à laquelle nous sion de contredire la vavaleur purement empirique, était de ne pas constatée riation nulle ou faible que les observateurs avaient aux températures ordinaires. Maintenant que nous trouvons aux hautes températures qu'autrefois, nous des chaleurs spécifiques moins élevées tolérable par représenterons les expériences d'une manière la formule plus simple

0,19

C,, --

Ces nombres montrent donc encore qu'il faut admettre un accroissement des chaleurs spécifiques des gaz simples pour expliquer les températures de combustion obtenues. La dernière colonne donne la température de combustion T, qu'on

535

(5)

4,8 -1- o,0006 1,

qui donne à

on

à

lao

à

200

4,8 4,86 4,92 5,4

6,oi

20' = CO' 4- ZIP°. La quantité de chaleur Q se compose donc de la chaleur de combustion de (C 02) égale à 97000 ; du double de la chaleur de combustion dela vapeur d'eau (111+0), égal à 16/too; il faut en déduire la chaleur de combustion du formène à partir de ses éléments, soit 18500 (V. Berthelot, Annuaire du Bureau des longitudes). f') CH4

6,6.

L'augmentation, entre 1000 et 2.913°, n'est que de les donsoit 1,2 p. ioo. Elle nous paraît compatible avec nées de l'expérience. o,136,