Annales des Mines (1882, série 8, volume 2) [Image 220]

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ii

STATISTIQUE DES

412 A.

MINES DE HOUILLE.

2.

4.

a.

BASSIN DE SAINT-ETIENNE

1. .............. NOMBRE

DATE de

LIEU de

Paul-

8

K

rancident.

1

2

3

4

100

1861

Puits

2

c.;

Em

.

27

Janvier

dent.

d'ouvriers

m

C..3

e-E-

,-------.«.......-----"----°..«.-----", de de Einflamnation l'accumulation du gaz. du gaz.

6

»

Département de la Loire.

lloche-la-Infollere et Firminy (suite).

Causes directes

Blessés. g, ;," ?.., . tr ez, 5

Concession de

413

GROUPE DE LA LOIRE.

CAUSES DE L ACCIDENT

e..

7...,

Tués.

ACCIDENTS DE GRISOU.

538

9

8

252.189

de Brûlés la Chaux et phyxiés .

8' Interruption accidentelle de la Ouverture ventilation dans d'une lampe un niveau en culde sûreté de-sac, aéré au ttio en d'un von011

tilateur et d'une colonne de tuyaux

OBSERVATIONS.

Causes

indirectes.

il

10

Indications générales. Les travaux étaient peu développés et l'aérage satisfaisant. L'air entrait par le compartiment principal du puits de la Chaux, parcourait les travaux et revenait au goyau d'aérage du puits, sur lequel était établi un ventilateur Duvergier.

a

Circonstances de l'accident.

Un chef de poste et un ouvrier travaillaient à l'avancement d'une

descente de quelques mètres, percée près de l'extrémité des travaux, dans un niveau en cul-de-sac de 35m

de longueur. Une explosion de grisou s'y produisit. Les deux ouvriers furent brûlés et asphyxiés.' L'ouvrier qui tournait habituellement le ventilateur d'aérage de cette galerie, se trouvait près de la

Flamme d'un coup de Mine

recette du puits au moment de l'accident, et dut à cette circonstance de ne Pas être atteint. On put rentrer immédiatement dans les travaux; mais plusieurs cloisons d'aérage ayant été détruites,

qui aurait

il fallut rétablir le courant d'air et on n'arriva auprès des victimes qu'au bout de quelques heures.

débourré.

On retrouva leurs cadavres à l'entrée du niveau.

Remarques particulières. Le niveau était aéré au moyen d'un ventilateur placé dans le courant d'air, et d'une colonne de tuyaux allant jusqu'à quelques mètres du front de taille. Mais au moment de l'accident, ce ventilateur avait cessé de fonctionner depuis un quart d'heure. On a reconnu que la lampe de l'une des victimes n'était plus fermée à clef, bien quels lampiste assurât l'avoir remise fermée.

La cause immédiate de l'explosion est restée inconnue. Un coup de mine, préparé au front de taille a pu âtre allumé et, en débourrant, mettre le feu au gaz ; ou encore le treillis de la lampe non fermée à clef a pu âtre enlevé et replacé après l'accident.

101

1552

22 I

Mai

Puits Saint-

I

4

Charles. _ Otage

de 252.,

Brûlé.

Brûlés légèrement.

920

287.172

Insuffisance de ventilation dans un niveau de 100. de longueur, aéré seulement au

moyen d'une cetonne de tuyaux faisant

fonction

de retour d'air.

Lampe

à feu nu.

Imprudence de la principale vi c-

lime, qui s'était .mgagée avec une

lampe à feu

Tel

dans une galerie grisouteuse, malgré une chaîne qui en défendait l'entrée.

Indications générales. Le courant d'air arrivait du puits Saint-Thomas par le travers-banc de 282.; il se divisait dans le niveau de roulage, revenait dans des colonnes de tuyaux, passait dansune remontée pour aérer de la même manière les niveaux supérieurs moins développés, et se rendait de là dans les travaux du puits Adrienne. Ocnturiaz

des

à feu nu dans tous les chantiers du puits Saint-Thomas, à l'exception

l'accident

Circonstances de l'accident. Des ouvriers, descendus dans la mine, attendaient, au croisement du travers-banc de 2525 et du niveau, que le gouverneur cul fait la visite de leurs chantiers. Un autre ouvrier s'engagea pendant ce temps, avec sa lampe à feu nu, dans la partie orientale du niveau, longue d'une centaine de mètres, dans laquelle le grisou avait été reconnu, et qui était barrée par une chaise placée à 1m de hauteur. Arrivé au front de taille, ce mineur détermina une explosion qui le tua raide. Deux des premiers ouvriers furent légèrement brûlés, ils furent en même temps projetés contre les boisages et eurent chacun une jambe cassée. Deux autres, garantis par quelques bois, ne furent atteints que très légèrement par la flamme.

Remarques particulières. On n'a pu s'expliquer pour quel motif l'ouvrier, auteur de l'accident, s'était introduit dans le niveau malgré la chaîne qui en défendait l'entrée. Il devait travailler dans un chantier assez éloigné; mais, peu habitué à la mine, il se sera probablement trompé de chemin.