Annales des Mines (1880, série 7, volume 17) [Image 23]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

44

ment dans le lambeau à prendre dans la couche n° 5, au niveau de 55 mètres et dans la réunion des couches n" 2 et 3. Composition du toit. Le toit est souvent moucheté et Imprégné de cinabre. Il part souvent des couches, des ramifications minérales accompagnées de veinules de spath calcaire qui pénètrent dans la roche du toit. Allure générale des filons couches, en profondeur (inclinaison) et en direction. De l'ensemble des travaux vus, il résulte que nous n'avons pas là des gisements très régu-

liers; mais pour se prononcer d'une façon nette, il faudrait faire dresser un plan d'une exactitude complète, et faire exécuter des travaux de recherches logiquement menés, après l'étude intelligente et réfléchie des gisements (plan en main). Ce gisement, en résumé, est connu à partir du niveau de 53 mètres, sur une hauteur suivant l'inclinaison d'environ oo mètres, et suivant la verticale de

6o mètres ; sur une longueur en direction de 8o mètres au plus. Il paraît assez beau pour valoir la peine qu'on fasse des travaux de recherches logiques ; il serait déplorable d'agir

autrement et de continuer à exploiter le minerai, sans préparer l'avenir. Celui qui écrit ces lignes croit pouvoir prendre sous sa responsabilité personnelle d'énoncer que la mine du Siele mérite de telles recherches. Bien que le cubage de son minerai soit une opération très délicate et qui ne peut être qu'approximative, nous avons, pour nous rendre compte, divisé la mine en dix-sept parties, que nous

avons cubées, autant que faire se pouvait, en tâchant de pressentir dans beaucoup de cas ce qu'il y avait de minerai derrière un garnissage absolu de planches ne laissant rien voir.

DU SIELE (TOSCANE).

NOTE SUR LA MINE DE MERCURE

45

TROISIÈME PARTIE. Traitement du minerai.

Fonderie.

Essais divers. Les ateliers pour le traite-

ment du minerai sont situés principalement, comme nous l'avons dit, sur la rive droite du torrent le Siete, en face de la mine.

Ils se composent d'un long hangar, recouvrant quatre fours à cornue et un four continu avec les chambres de condensation, une petite laverie de dix caisses longues, un magasin pour le mercure, un dépôt de minerai, etc. Les fours sont adossés deux à deux, ils contiennent chacun trois cornues en fonte.

Sur la rive gauche du torrent se trouve un grand four continu en constructicn, et un long magasin de bois à brûler et de charbon de bois pour les fours. L'eau nécesEau pour la condensation du mercure. saire pour la condensation des vapeurs mercurielles vient en partie du Siele et en partie d'une source captée sur le flanc de la Penna à i kilomètre environ de la fonderie.

Depuis un an on commence à laver les argiles cinabrifères, pour les enrichir et à trier les calcaires cinabrifères du toit.

Les minerais pauvres sont traités au four continu. Les minerais qui paraissent riches sont traités aux fours à cornue.

Les fours à cornue produisent la plus grande partie du mercure. Le four continu n'est qu'un accessoire de la production. La charge de ce four est d'environ 200 à 250 kilog. de minerai cru et de 4o kilog. de chaux. Actuellement, le minerai n'est ni séché ni pulvérisé, le mélange avec la chaux est par suite très imparfait, la réduction du minerai laisse par conséquent beaucoup à désirer.