Annales des Mines (1879, série 7, volume 16) [Image 73]

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PROGRÈS RÉCENTS DE L'EXPLOITATION DES MINES

cats qui se rattachent à cette cause avaient été indiqués déjà avec beaucoup de précision par Combes dès '845 (i). Ils ont été étudiés récemment par M. Lissignol (2), qui propose de revêtir les fonds du cylindre et les faces du piston de plomb ou de porcelaine, ce qui paraît peu pratique. La question a été soumise au contrôle de l'expérience, avec le

secours des formules de la thermodynamique, par MM. }lin, Dwelshauvers-Dery, Grosseteste, et liallatier rapporteur (3). Les quantités de vapeur qui traversent le cylindre ne correspondent pas à celles qui devraient, d'après la pression, remplir au dernier

moment le volume engendré. La différence tient à la quantité précipitée sur les parois refroidies. Mais ce dépôt, effectué pendant la phase de pleine pression, n'est pas définitif. Pendant la détente, le piston continue à découvrir des parois refroidies. La condensa-

ET DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES A VAPEUR.

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avec la surchauffe. L'avantage de cette dernière était facile à prévoir et s'est accusé par une économie de 23 p. Ioo sur le premier mode.

M. Ledoux, ingénieur des mines, a publié également un mémoire Important sur la question des condensations (I). Ce travail, fondé sur une connaissance approfondie de la théorie mécanique de la chaleur, dont l'auteur manie élégamment les équations, l'a amené à formuler une méthode pour la détermination de la condensation intérieure. Les développements analytiques qu'elle comporte ne permettraient pas de l'exposer ici. M. Knight a proposé un appareil pour la détermination directe de la quantité d'eau entraînée mécaniquement de la chaudière dans le cylindre où elle vient s'ajouter à la condensation intérieure (2).

On ne possédait auparavant à cet égard que la méthode de

tion qu'elles produisent, n'étant plus réparée par le générateur, tend à abaisser la pression plus rapidement que la loi théorique et à revolatiliser l'eau qui mouille les parois déjà réchauffées par sa précipitation. Cet effet masque pratiquement le phénomène in-

M. Hirn (3), dans laquelle on compare la chaleur totale d'un poids

verse si remarquable découvert par Clausius (4), à savoir la conden-

Chemises de vapeur. La question des doubles enveloppes est directement liée à celle des condensations intérieures. Il y a lieu avant tout de distinguer la chemise de vapeur proprement dite des simples enduits protecteurs, aujourd'hui extrêmement nombreux (h), qui sont destinés à diminuer le rayonnement et à conserver la chaleur intérieure, mais sans pouvoir par eux-mêmes en céder de nouvelles quantités aux parois métalliques pour combattre leur refroidissement. Ces enduits doivent d'ailleurs être employés à protéger la chemise de vapeur elle-même. Cette dernière (5) présente peu d'efficacité dans la marche à vapeur surchauffée, mais beaucoup plus avec la vapeur saturée, ce

sation partielle de la vapeur sèche dans la détente adiabatique, Jusque-là rien n'est perdu, car le mélange est toujours en train de travailler sur le piston. Mais lorsque survient l'échappement anticipé qui prépare le vide pour la course rétrograde, la vapeur se précipite dans le condenseur, une chute rapide de pression se produit, et l'eau qui mouille les parois encore chaudes leur enlève

cette chaleur pour rentrer en vapeur à cette pression diminuée et se rendre elle-même en cet état au condenseur. Cette seconde partie des échanges s'effectue dès lors en pure perte. Sa proportion, la seule perdue, s'est élevée dans les expériences jusqu'au chiffre bien frappant de 22 p. 100 de la chaleur totale apportée par la vapeur. Du reste, ces effets ont été étudiés par les habiles expérimentateurs à la fois pour la marche à vapeur saturée et (t) Traité de l'exploitation des mines, tome III, page 557. Note sommaire sur l'application de la théorie mécanique de la chaleur au perfectionnement des machines à vapeur. Bruxelles, 1876 Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, i8, pages r4, à214. Phénomène qui peut être précisément opposé pour d'autres liquides tels que l'éther, et qui est susceptible d'une limite nommée température d'inversion. Cette question a été, au point de vue pratique, traitée avec une grande netteté par M. Couche, que le Corps dos mines vient de perdre ( Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de fer, tome III, pages 73. et 740).

connu du mélange à celle que les tables de Regnault indiquent pour la vapeur saturée, mais sèche.

Annales des mines, 7e série, 1877. Compte rendu mensuel 1878, page 67. Engineering, 28 décembre 1877. Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1869. Enduits Pimont, Caloridor, Calorifuge franco-universel de BourreletMagniat, Plastique calorifique de Lombard de Bruxelles, ciment William, liège, feutre, paille, sciure de bois, noir animal, poussière de chaux, etc. Résal, Comptes rendus de l'Académie des sciences, tome LXXXII, page 537.

Ledieu, Ibidem, page 599. Couche, Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de fer, tome III, page 779. Isherwood : Efficacité des enveloppes non conductrices (Journal of Franklin institute, mars 1875).