Annales des Mines (1878, série 7, volume 13) [Image 254]

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GÉOLOGIE DYNAMIQUE.

REVUE DE GÉOLOGIE.

CINQUIÈME PARTIE.

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proviennent simplement de poussières fines qui ont été soulevées par les vents à la surface des déserts ou bien de cendres qui ont été rejetées par les volcans et entrainées au loin par les courants supérieurs de l'atmosphère.

Influence de l'atmosphère, de l'eau et de la glace sur le relief du SOI.

GÉOLOGIE DYNAMIQUE.

MONT BLANC.

M. Viollet- Leduc (1) a publié une étude

topographique du massif du mont Blanc. L'auteur est parti de cette idée que, depuis le moment où ce massif a été recouvert par

ATMOSPHÈRE.

POUfiSièreS atmophériques.

(1) vient de publier les nombreuses M. Gaston Tissandiermicroscopiques, qu'il a faites sur les recherches, chimiques et poussières atmosphériques. de l'air, ou bien Ces poussières ont été extraites directement grêle, ce dernier météoriques, pluie, neige et séparées des eaux procédé étant le plus simple et le plus efficace. Elles contiennent 75 à 66 de made 24 à 311 p. 100 de matières organiques et de rencon-

tières minérales, parmi lesquelles la chaux et la silice se trent toujours. T isUne des substances les plus constantes, rencontrées par M. des usines métalsan die r, est le fer. Or, si dans les villes, près il n'en est lurgiques, on peut lui attribuer une origine terrestre, l'on rencontre globules magnétiques que plus de même pour les les régions polaires. au sommet des Alpes, par exemple, ou dans obtenues en avec les poussières En comparant ces globules la combustion et avec ceux provenant de grattant des météorites foi mes identiques; du fer, M. Ti ss an d ier a trouvé béaucoup del'analyse, ne peut de plus, l'existence du nickel, prouvée par grande partie l'origine cosmique, d'une guère laisser de doute sur des corpuscules magnétiques de l'atmosphère. soit terrestre, Le fer de l'atmosphère aurait donc une origine des météorites dernier cas, il proviendrait soit cosmique. Dans ce serait due à la et des étoiles filantes, dont la traînée lumineuse combustion de ses particules en nombre immense. terEnfin M. Tissandier s'est également occupé des pluies anciens souvent désignées dans les auteurs reuse:;, que l'on voit pluies terreuses sous les noms de pluies de sang, de lait, etc. Ces 1..e.t. Poussières de l'air. Paris, 1877. (Extrait par M. P o i ri er.)

les neiges éternelles, la hauteur du sommet n'a pas dû varier; ce qui a changé, c'est le volume même du massif, par suite du creusement des vallées qui le découpent, creusement qui a transformé un plateau primitivement ondulé en une série d'arêtes dé-

chiquetées, tandis que les glaciers et les torrents emportaient dans les fonds Inférieurs, sous forme de matériaux erratiques, tous les produits de ces érosions.

La carte au 40.000' dressée par l'auteur est à la fois topographique et pittoresque ; elle représente, avec la forme des escarpements, les glaciers, les névés, les forêts et les pâturages.

D'après M. Lewis (2), la formation des prinLONG ISLAND. cipales vallées de Long Island date de la fin de la période glaciaire, bien qu'il y ait eu plus tard un certain approfondissement dû à l'eau des pluies, soit par ruissellement, soit par des sources provenant de l'infiltration. Les grandes vallées des Fjords sont contemporaines de la pé-

riode de progression des glaciers. Les vallées des plaines résultent de l'érosion produite par les pluies, qui s'est exercée dans des vallées déjà anciennement dessinées. Enfin les faits observés démontrent que les précipitations aqueuses étaient, dans cette région, plus abondantes autrefois qu'aujourd'hui. M. Lewis (3) signale la fréqucence, dans Long Island, des vallées

se dirigeant du nord au sud entre deux flancs dissymétriques, celui de l'ouest étant très-abrupte, tandis que celui de l'est se montre doucement incliné. Il attribue d'ailleurs ce résultat à la rotation de la terre. Le massif du mont Blanc. Paris, Ehrard, 1876. Amerie. Journal [3], XIII, US. Ibid., XIII, 215.