Annales des Mines (1878, série 7, volume 13) [Image 217]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

418

TERRAINS.

REVUE DE GÉOLOGIE.

5. La zone des charbons gras, avec Sphenophyllum emarginatum, S. Schlotheimi, deux espèces de Neuropteris, cinq de Sphenopteris, trois d'Aletbopteris et trois de Sigillaria. La zone des charbons très-gras de Lens, Vermelles, Nceux, Bruay, caractérisés par l'abondance des Annularia sphenophylloïdes, Alethopteris Grandini, Dictyopteris Brongniart', Sphenopteris acutiloba, S. formosa, S. tridactylos, Sigillaria medicaulis.

La carte jointe au mémoire montre que, conformément aux idées de M. Po tier, la première zone s'arrête à l'ouest à Annceulin, tandis que la seconde arrive à Lillers et que la troisième seule s'étend jusqu'à Fléchinelle. La quatrième n'est connue que depuis Dourges jusqu'à Cauchy-la-Tour.

Du reste, la répartition des espèces indique que, dans le grand bassin du nord, il devait y avoir plusieurs petits bassins particuliers.

M. De la fo nd (1) considère l'anthracite du pont de la Vesvre, près d'Autun, comme contemporaine du terrain porphy-

419

Le Culm (anthracites du Roannais et du Beaujolais, grauwacke de Thann). III. Le calcaire carbonifère.

Au point de vue de la flore, le terrain houiller supérieur est caractérisé par la prépondérance, déjà sensible, des Dicotylédones gymnospermes sur les cryptogames. Les fougères y sont pourtant

très-abondantes, en particulier les Pecopteris, Odontonteris et Schizopteris ; mais ce qui domine surtout, ce sont ces Corciaïtes, voisines des conifères, vers la base, et les Calamodendron vers le haut. Les Walchia apparaissent. Dans le terrain houiller moyen, les sigillaires constituent la famille dominante. La houille elle-même en est formée. Parmi les fougères, on rencontre surtout les Neuropteris et Sphenopteris. Enfin le terrain houiller inférieur est caractérisé par les Lepidodendron (lycopodiacées) et aussi par de nombreuses Stigmaria. L'anthracite feuilletée du Roannais est presque entièrement formée d'écorces du Lepidodenclron Weltheimianum ; la même chose a

rique anthracifère et comme antérieure au terrain houiller de

lieu pour la houille du culm de la Saxe, comme l'a constaté M. Geinitz.

l'Autunois. Ce dernier se divise en deux sous-étages, celui d'Épiflac, à la base, qui a de 5o à Io° mètres, et celui des grès et poudingues dont l'épaisseur dépasse 600 mètres et qui renferme, à sa partie supérieure, la couche de houille du Grand-Moloy.

ler moyen, a été, de la part de M. G ran d'E ur y, l'objet d'une étude détaillée ; il se divise, au point de vue de la flore, en six étages correspondant à ceux que la stratigraphie avait permis de

Classification des bassins houillers français. On sait que M. G ei ni tz a, le premier, basé la classification des dépôts houillers sur l'étude de leurs flores. Cette méthode vient de

recevoir une application remarquable dans un important travail de M. Gr a nd' Eury (2). L'auteur a été amené à diviser l'époque carbonifère en trois périodes, qui sont, de haut en bas I. Le terrain houiller supérieur, représenté en France par les bassins de la Loire, de Saône-et-Loire, de l'Allier, du Gard, de l'Aveyron, et en général par tous les dépôts isolés du plateau central ;

2° Le terrain houiller moyen (bassins du Pas-de-Calais et du Nord ; bassin de Vouvant en Vendée);

5. Le terrain houiller inférieur, se divisant lui-même en trois assises.

1. La grauwacke récente (houilles et anthracites de la Sarthe, de la Mayenne, de la Basse-Loire et de Saint-Laurs en Vendée). (1) Bull. Soc. géol. [3], IV, 721 (4) Mémoires des savants étrangers, XXIV.

Crane r, Buil. Soc. géol. [3], V, 214.

Le bassin de la Loire, qui appartient tout entier au terrain houil-

distinguer. Ce sont, du haut en bas : c° L'étage stérile de Saint-Étienne, poudingue rougeâtre à galets

de quartz, qui marque la transition du terrain houiller au permien, et que l'auteur appelle permo-carbonifère; c'est à lui que se rapportent les schistes d'Autun ; 2. L'étage des Calamodendrées, ou système supérieur de Saint-

Étienne, auquel se rapportent la partie supérieure du bassin de Decazeville;

50 L'étage des Fougères, ou système moyen de Saint-Étienne (bassin de Champagnac dans le Cantal, Commentry, Ahun) ; 110 L'étage des Cordaïtes, ou système inférieur de Saint-Étienne (Bességes, Blanzy, la Grand'Combe, Langeac);

5° L'étage dit des Cévennes, ou massif stérile compris entre Saint-Étienne et Rive-de-Gier, avec graines silicifiées (Ronchamp, Graissessac, anthracite de la Mure);

6. L'étage de Rive-de-Gier, avec beaucoup de Sigillaria et de Stigmaria, comprenant aussi les anthracites du Briançonnais et des Alpes. Les couches de Bert, dans l'Allier, sont franchement permiennes.