Journal des Mines (1815, volume 37) [Image 95]

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DE SAINT-GEORGES-CHATELAISON.

SIlit LES MINES DE HOUILLE

navigable jUSqu'à la Loire ; et, quoique parvenue à vendre ce canal au Gouvernement, pour la somme de 1,200,000 livres, elle se trouva -ericbre de plus de cent mille écus au-dessous de ses 'affaires en septembre 1785. A cette époque, la compagnie fut forcée, par -arrêt du Conseil d'État, de céder les mines, et de vendre l'établissement. Elle traita le 24 septembre 1785, avec les sieurs Biercourt, Serilly et Pauly, pour la somme de 400,000 livres ; et,

le jour même de la vente, le sieur Pauly se chargea seul de l'établissement par un traité particulier avec ses co-acquéreurs.

§. 4. De l'exploitation des mines depuis le 24 septenebre: 1785, jusqu'au 29 messidor an 6 (1798).

L'exploitation des mines ne fut point ralentie par les débats d'intérêts dont il vient d'être fait mention. Le sieur Pauly la continua par les cinq puits Solitaire, Puissant , Morat, Nord et Be.aujoutin. Quant aux trois autres qu'il avait également reçus de la compagnie, ceux dits Grand Puits, Constance et Hétons , il fit

combler le premier comme inutile; il laissa provisoirement le second dans l'état d'abandon-où il l'avait trouvé : quant au_troisième , on essaya

de le reprendre en 1792; mais on le laissa de

suite comme trop peu productif, après en avoir tiré environ 1,000 boisseaux de houille. Mais en outre, clês4790 , le sieur Pauly avait ajouté aux cinq puits d'extraction creusés par

la compagnie ;celui de Sagesse, foncé entre Solitaire et Constance sur les couches no 4 et no 3. Par ce Moyen , les produits se soutinrent jusqu'en 793; époque à laquelle les troubles de

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de la Vendée ; et la ruine du canai par les Ven-

déens , vinrent porter un coup funeste à l'établissement. A ces malheurs imprévus , il s'en

joignit un autre auquel on devait bien s'attendre : l'épuisement des amas de combustible ,qu'on exploitait depuis quinze et vingt ans.

Dans le Mémoire adressé par le sieur Pauly, te

30 ventôse an 2 (1794), à la commission des armes

et poudres, et transmis depuis au Conseil des

Mines, il est dit : cc Le puits solitaire a 600 pieds de prof. (195 mèt.). La veine y a été exploitée D) à 86o, et presque 900 pieds de profondeur. Il D) y a près de 3o ans qu'on en extrait du charbon; mais cette fosse, qui se sent de sa vétusté , exige souvent de grandes réparations. Ces ouvrages tendent à leur fin ; on repasse dans les anciennes galeries pour tirer les estaux ( massifs de houille laissés intacts pour D) servir d'étais ou de plancher ). Le puits Beaujouin , qui a 3oo pieds, est pour porter l'air au puits Solitaire. Il y a encore quelque peu de charbon à tirer de ce puits; c'est aussi un 'D] dépouillement qui ne présente qu'une extra cDD

DD

)) tion de peu de durée. . . » Il paraît qu'à cette époque on avait déjà laissé les ouvrages

-de Nord et de Morat. Il est constant, d'après deux procès-verbaux adressés, en frimaire et nivose an 3e, au Conseil des Mines par l'ingénieur M. Duhamel fils, qu'à

cette époque l'abandon et l'écroulement des puits Morat, Puissant et Nord, avaient eu lieu;

Que l'on travaillait à abandonner les ou-

vrages de Solitaire ; que tous les estaux y avaient

été recoupés hors un seul, depuis 270 mètres, Volume 37, n°. 219.