Journal des Mines (1812, volume 31) [Image 41]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

DU Di.PARTEMENT DE LA IIAUTE-VIENNE. 77

SUR LA. I,IPIDOLITIIE

nuances du lilas-clair au violet-foncé; 2°. celles

d'un blanc-sale grisâtre au blanc-nacré éclatant ,,be qui cependant est assez rare ; 3°. le brim.rougéâtre plus ou moins foncé, et d'une

teinte assez sein b la bic à celle du mica manganésifère. Cette dernière var i été ne se trouve qu'au mi-

lieu ou à coté de la précédente , et paraît due à un résultat de l'affinité qui , au lieu d'avoir distribué uniformément le manganèse qui colore'cette substance dans toute l'étendued'une masse, en a plus rapproché les molécules dans certaines parties que dans d'autres ; de telle serte que celle qui est le plus colorée ne l'est qu'aux dépens de celle qui l'est .moins circonstance assez fréquente dans les substances terreuses, et qui démontre de plus en plus que les oxydes Métalliques qui les colorent font rarement partie des principes qui en constituent les espèces..

Les lames de la lépidolithe de Chantel oube ont elles

rarement deux millimètres d'étendue

sont si petites dans les variétés blanches et grises, que l'on n'y aperçoit plus que des points brillans. Dl' 'examinant à la loupe les échantillons que

j'ai recueillis , j'y ai reconnu quelques lames rhomboïdales et hexagonales-, et un plus grand

nombre m'ont présenté des élémens de ces

mêmes formes (i) ; ces lames conservent d'une (1) En soumettant , au même examen , la lépidolithe qu'on a depuis peu i;r,tivée à Pounich en Saxe , j'ai remarqué la même structure dans une variété d'un lilas très-,

pâle.

manière trop marquée le facies, de la lépido-. lithe , pour qu'on puisse les confondre avec le. mica.J'observe , toutefois, que la dimension des laines est si petite , n'est pas possible d'en mesuÉer.les angles , et de s'assurer , par cette dernière épreuve, de l'identité des deux espèces.

Malgré. la grande quantité de potasse .que coniient la lépidolithe de même que le mica,

elle résiste mieux à la décomposition que le

feldspath : aussi remarque-4-on sur la surface

de quelques morceaux, des cavités que. des

cristaux de cette substance, qui se sent désagrégés, y ont laissées. Dans une de ces masses divisée par des 'scissures dont les joints sont couverts d'une légère efflorescence ferrugineuse, la lépidolithe perd son éclat nacré, et prend celui de certain mica assez commun, d'un jaune doré, ou du moins, se trouve tellement mélangée et confondue avec

ce dernier, qu'il devient impossible de l'en

distinguer. Des échantillons de la variété lilas m'ont en-

core offert cette particularité commune aux deux espèces ; savoir, que. les laines, a.0 lieu d'être croisées en différens sens, ainsi qu'on l'a observé jusqu'à ce jour, sont superposées les unes aux autres en couches parallèles, comme le mica dans le gneiss. J'ai cru devoir noter ici .ces nouveaux .traits

de ressemblance entre; ces deux substances, sans cependant rien préjuger sur la vraie place que des observations plus décisives assigneront à la lépidolithe , dans la méthode.