Journal des Mines (1808, volume 23) [Image 183]

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OBSERVATIONS G:EOLOGIQUES

de calcaire compacte quelqueftis fendillé , caractères qui ne peuvent convenir à.un calcaire primitif, mais qui se rapportent très - bien à l'idée que les géologues- nous ront donnée du calcaire de transition. Et que l'on ne croie pas qu'il y ait dans la Tarentaise deux sortes de calcaires, primitif, l'autre de transition ; ils appartiennent tous à la même formation. Une foule de circonstances géologiques et d'accidens particuliers , les mêmes alternatives d'autres roches et sur- tout de ce schiste rubané dont nous avons parlé et qui se trouve presque partout - plus ou moins bien caractérisés prouvent évidermnerit que c'est un seul et même terrain. Mais nous verrons bientôt qu'il y a dans les Alpes d'autres calcaires grenus ayant assez d'analogie

avec ,celui de la Tarentaise, et qui cependant sont primitifs ; que le passage de l'un à l'autre terrain est insensible, et que le dernier est pour ainsi dire la limite de l'autre.

18. Il eût été bien intéressant de trouver dans Ou n'y a pas encore le calcaire de la Tarentaise quelques débris de trouvé de coquillages. coquillages ou autres corps marins : la question

n'eût pas été indécise ; mais jusqu'ici on n'en a rencontré aucune trace. Au reste les terrains de transition que l'on a observés ailleurs n'en contiennent que très-rarement, et tou-

jours dans les couches supérieures, ou du moins dans la limite qui S'approche le plus des secondaires; et je ne doute pas qu'on n'en trouve de même dans les Alpes..:_ je possède un calcaire grenu qui provient des montagnes ail - dessus de Martigny en Valais ( terrain semblable à ce7lui.de la Tarentaise et que nous aurons occasion de

PÀITES ji ANS LES ALPES,

41e citer ) , qui renferme des ammonites

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je ne l'ai pas ,obsené en place. 19. Nous allons maintenant passer en revue d'autres roches qui alternent souvent avec le calcaire, et qui par conséquent font partie du même terrain. Nous avons déjà parlé plusieurs fois de ce Les schisschiste argilo-calcaire rubané qui accompagne tatitseraer,,ilite"' très-souvent le calcaire grenu ; nous avons dit avec le calaussi que le calcaire était très- souvent schisteux. On voit ces deux genres de roches former le passage aux véritables schistes argileux dans lesquels on ne peut plus reconnaître le calcaire. Plusieurs cependant sont encore effervescens avec les acides ; certaines ardoises employées en Tarentaise présentent ce caractère, On voit les schistes argileux proprement dits alterner en grandes masses avec le calcaire, entre Aime et Saint-Maurice , et de même dans les montagnes qui avoisinent le col du Bonhomme. (K. Saussure, s. 770 et 773). Ailleurs il est rare qu'il ne s'en trouve pas quelque couche ; mais cette roche étant bien plus sujette à la décomposition que les calcaires, elle est presque toujours dans un état de destruction , et les lieux où elle prédomine sont toujours couverts d'éboulemens considérables qui empêchent de découvrir les roches en place. C'est ce qu'on observe, sur-tout auprès de Sain tMaurice , où les flancs des montagnes ne présentent que des masses énormes de débris schis-

teux, qui entraînées par de grandes pluies

causent quelquefois des ravages affreux. A Pesey, la mine de plomb s'exploite dans un schiste argileux onctueux quelquefois /70//tee 23. Z