Journal des Mines (1807, volume 22) [Image 198]

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TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE

.Minéralogie qui ont paru depuis 2-0 ails, on n'a autant subdivisé l'espèce quartz , et il est permis de douter que cette subdivision soit avantageuse. Il y a d'ailleurs trop de différence dans l'importance des motifs qui ont déterminé à isoler chacune de ces variétés. Il était sans doute utile de décrire séparément la variété améthyste qui , indépendamment de la cou-leurs qui lui est propre, présente un ensemble de plusieurs caractères constamment. différens de ceux du quartz , des filons et des granites mais il ne paraît -pas qu'il fût nécessaire de sépa-

rer le quartz enfumé, le quartz.noir , le quartz jaune du quartz hyalin. cristallisé , puisqu'ils n'en diffèrent que par leur couleur, caractère auquel, comme nous l'avons vu, M. Brongniart n'attache que très-peu d'importance. On ne peut s'empêcher aussi d'être étonné que l'auteur n'ait considéré l'arragonite que

comme une simple Variété de chaux carbonatée pure, tandis que jusqu'ici les minéralogistes en

ont fait une espèce à part, ou 'au moins une sous - espèce. L'auteur s'est fondé d'après ses principes , sur la parfaite identité :le composition chimique entre ces deux substances ;,mais l'irrégularité Tai en résulte ;prouve qu'il fallait ou changer ce principe , ou tout au moins le modifier beaucoup , en y .faisant ici une exception qui eût été d'autant plus naturelle, que c'est , comme l'observe l'auteur, le premier cas. onla nature se soit écartée des règles qu'elle parait suivre généralement. Quelle que soit l'opinion que l'on adopte sur les rapports qui existent entre la chaux cabouatée. -cristallisée et est impossible rarragonité.., nous croyons

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dé fie pas les séparer dans la classification d'une

Manière très-distincte, et que si l'on veut les réunir sous une même espèce., jamais il n'y a cu plus de motifs pour en former deux sousespèces. En effet, on sait que Parragpnite diffè.re de la chaux carbonatée ordinaire par sa cristallisation, sa division mécanique, sa dureté, -.sa pesanteur, et leur réunion dans une même Sous-espèce, devait nécessairement.pro-

duire une grande irrégularité dans les des-

criptions, puisque l'auteur après avoir dit, en

parlant de la chaux carbonatée pure

que

ses cristaux en général, sont faciles à diviser,

.et ont pour forme primitive un rhomboïde

obtus, est obligé ensuite de se contredire luimême en décrivant une des variétés de-cette même sous-espèce, Parragonite, dans laquelle -les mêmes caractères sont absolument différens.

La nomenclature que l'auteur à adoptée est fondée sur ce principe, de ne jamais employer plus de deux mots pour désigner une espèce, et d'indiquer une sous- espèce, en ajoutant nom de l'espèce le nom vulgaire sous lequel on la désigne ordinairement. Ainsi l'auteur dit

quartz améthyste, au lieu de quartz ,volet,

cuivre malachite, au lieu de cuivre carbonaté

vert. Cette méthode a de grands avantages

pour les jeunes gens des lycées auxquels il est

utile d'indiquer les minéraux sous les noms vulgaires qu'ils portent depuis long - téms ;

mais il nous a semblé- que pour quelques subs-

tances l'auteur aurait mieux fait de conserver la nomenclature de M. Haiiy, qui est à présent. connue de toute l'Europe.

Cca

Nomencla-

ture.