Journal des Mines (1806, volume 20) [Image 248]

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STATISTIQUE DES MINES ET USINES

et de soude,. de carbonates de chaux et de fer, et de muriate de magnésie (1). A l',,époque du tremblement dé terre de Lis/ bonn e, les sources tarirent pendant quar an te-huit heures , et lorsqu'elles reparurent, leur volume se trouva augmenté et leur salure affaiblie. Ce-

pendant, en général , leur température, leur

volume et leur salure, ne subissent presque aucurie variation, quel que soit l'état thermométrique ou hygrométrique de l'atm osph re ; ce qui, semble annoncer qu'elles viennent de très-loin. La source la plus riche marque constamment 3o deg. au thermomètre de Réaumur, et donne,

DU Dlh'ARTEMENT DU MNT-E'LANC:

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étendues et bien dirigées conduiraient probablement à des résultats plusavantageux. En hiver, on ne se sert que de, la première source , et encore en laisse-t-on perdre une bonne partie. En été ,. on l'emploie en entier, et on -y joint même une portion de la seConde. Mais même alors on ne tire parti que du quart du produit total des sources , dont on perd les au moins en hiver. L'eau salée est conduite par des canaux dans un grand réservoir, où elle achève de se clari-

Dépôt clans

les canaux de conduite,

3802, ont un peu enrichi ces deux sources, et en ont fait connaître deux nouvelles, marquant seulement 25°. de chaleur, 1°,5o de salure, et

fier : on la distribue de là aux bâtimens de gra duation situés un kilomètre plus bas , près du confluent de l'Isère et du Doron. Dans son cours, elle dégage encore des bulles d'acide carboniet dépose un sédiment rougeâtre qui n'est d'abord que de l'oxyde de fer, lequel, àune cerque' taine distance de là, se mélange de plus en plus de carbonate calcaire, qui finit même par devenir la matière dominante. Voici en quoi consistent les bâtimens de graduation sur lesquels s'opère l'évaporation de la majeure partie de l'eau qui tient le sel en dissolution.

quatre heures. De nouvelles recherches plus

6 met. de large, 1 mèt. de profondeur, etioo mèt. . tnivP(Va-

suivan t M. Roche ( Directeur de l'établissement),

7800 hectolitres d'eau en vingt- quatre heures. Ramenée à la température de 100, elle marque 10,83 à l'aréomètre généralement employé dans les salines de France (2). La seconde marque 28°. de chaleur, 1°,74 de salure, et donne 25400 hect-. en 24 heures. Quelques travaux souterrains exécutés en

produisant en tout 870 hectolitres d'eau en vingtL'on-ilyse de ces eaux , et de tous les produits de la saline, a' été faite avec soin au laboratoire de l'École-prati-

que , par M. Berthier , Ingénieur des mines ; nous n'insérerons pas ici les ré,u1 fats intéressans auxquels il est parvenu, pour ne pas anticiper sur la publication qu'il doit en faire lui-même. Cet aréomètre est diVisé en 3o degrés égaux , depuis l'eau distillée, jusqu'à l'eau saturée de sel. On conçoit que ces degrés ne correspondent pas aux quantités de sel conte" nues , évaluées en centièmes du poids de l'eau.

Un réservoir en planches bien jointes, de

Évapora-

au moins de longueur, est soutenu horizonta- bâ>ta,,;' lement au-dessu3 du sol par de fortes poutres d.' tien gl,"".'" a épi-posant sur des piliers de maçonnerie. Au-dessus nes. s'élève, à la hauteur de 8 mètres, un massif en.

charpente, dont le profil trapézoïdal, large de, 3"".3o au bas, et de 2 mètres au haut, présente,.

à orn`.6à de l'autre, deux rangs de fagots d'épines, .

amoncelés lâchement , et soutenus de distance Cil distance par des traverses..