Annales des Mines (1868, série 6, volume 13) [Image 22]

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d'autres laves avec anorthite, que l'on a rencontrées à la Thjorsà, en Islande (*).

Dans lés météorites alumineuses, le vernis est brillant au lieu d'être mat comme dans les météorites du type com-

mun; il est, en même temps, remarquable par la netteté des rides et des bourrelets qu'il présente. Cette double circonstance paraît répondre à une plus grande fusibilité de la substance, due à la présence simultanée de l'alumine et de la chaux.

A part la météorite de Juvinas, on peut citer, comme appartenant à ce type, celles tombées, le 2 2 mai 1808, à Stannern, en Moravie, et le 15 juin 1819, à Jonzac (Charente-Inférieure).

La présence dans l'une de ces météorites, signalée dès 1825, par M. G. Rose (**) , de minéraux, ayant les mêmes

formes cristallines que celles d'espèces minérales terrestres, qui ont d'ailleurs la même composition, constitue un fait important dans l'étude de ces corps cosmiques; car elle montrait bien l'unité des lois qui régissent le monde inorganique, à travers l'immensité des espaces. Une seconde section comprend des météorites principalement formées de silicates magnésiens. Elle est représentée par la météorite tombée, le 3 octobre 1815, à Chassigny (Haute-Marne). C'est le silicate magnésien, dont nous

avons signalé l'existence dans les groupes précédents, le

péridot, qui se présente ici, constituant à peu près la totalité de la masse. Il est identique à celui que l'on rencontre sur la terre et contient des grains disséminés de fer chromé ("). On observe sur la pierre de Chassigny une croûte, résul-

-superficielle, aussi bien que sur les autant d'une fusion tres météorites. Les 4° Météorites du quatrième groupe ou asidères. météorites, dans lesquelles on n'a pu reconnaître le fer disl'on séminé à l'état métallique, sont rares. A mesure que de les météorites au point de vue étudie plus attentivement échantillons la présence du fer métallique, le nombre des près de ce dernier groupe se réduit davantage; il est à peu restreint, aujourd'hui, aux météorites charbonneuses. Ces dernières présentent, dans leur composition, des particularités telles qu'on n'aurait jamais pu croire à leur

origine, si l'on n'avait été témoin de leur chute. Une

récente occasion a permis d'étudier ces intéressantes météorites avec une attention minutieuse. Ce qui les caractérise, c'est la présence du charbon, non fers, à l'état de liberté ou de graphite, comme dans certains combinaison avec l'hydrogène mais qu'on admet être en et l'oxygène; c'est aussi la présence de l'eau combinée; c'est enfin la présence de matières salines solubles et même déliquescentes. Pour compléter ces caractères distinctifs, il faut ajouter qu'un carbonate double de magnésie et de fer, de l'espèce breunérite, a été rencontré dans la météorite d' Orgueil.

Sous certains rapports, les météorites charbonneuses Se

cette météorite intéressante Silice Magnésie.

Protoxyde de fer Protoxyde de manganèse Oxyde de chrome. Potasse. Fer chromé et pyroxène Total.

(.) D'après l'analyse de M. Damour, Bull. de la Soc. gén. de France, s' série, t. VII, p. 83. (**) Loc. cit.

(**) Voici le résultat de l'analyse que M. Damour a faite de

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TYPES A DISTINGUER.

MÉTÉORITES.

35,30 31,76 26,70 0,45 0,75 0,66 3,77

39,39

Cette composition est celle de la variété de péridot, riche en protoxyde de fer et connue sous le nom de hyttlosidérite. (Comptes rendus, t. LVI1I. 1864.)