Journal des Mines (1803-04, volume 15) [Image 205]

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SUR LA rABRICATION par le milieu du creuset, il décline -vers le devant du fourneau, et se dirige de manière à former un' angle de 16 à 17 degrés avec la ligne qui passerait par le milieu du creuset. L'aire de la forge est enveloppée d'un petit mur de briques qui rassemble sur le creuset tout le charbon porté à la forge ; celle-ci est recouverte d'une haute cheminée. Pour charger le fourneau, on met dans le fond du creuset du charbon très-petit que l'on arrose de beaucoup d'eau ; on y jette , avec une pèle, un peu de scories concassées venant des opérations précédentes ; on achève de remplir le creuset de poussière de charbon que 382

l'on arrose d'un peu d'eau ; on garnit de ce

même poussier ou espèce de fraisil le devant du fourneau; on en fait un tas qui a plus d'un pied de hauteur ; on remplit la forge de gros charbon ; on y jette de l'eau dans laquelle.on

on allume le feu, on fait

a délayé de agir les soufflets d'abord très-lentement ; on accélère ensuite leur mouvement de manière produire un violent coup de feu. Le trousseau de fonte est posé sur les charbons; la pince pose sur le- fraisil qui garnit le devant du fourneau ; elle est placée horizontalem.ent u la fonte est bien recouverte de gros charbon. Pour déterminer plus promptement la fusion, on jette sur le trousseau un peu de batitures et de scories concassées venant des opérations précédentes. Ces scories contiennent un peu de laitier entrainé par la fonte dans les hauts fourneaux ; elles contiennent aussi des substances métalliques plesfusibles que le fer ; telles que le phosphate de fer -ou le sidérite

DU FER ET DE L'ACIER, etc.

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ce mélange doit former un très-bon fondant qui, entrant facilement en fusion , accélérera celle de la fonte que l'on veut convertir en acier. Je crois cependant qu'il serait contraire au but de l'opération d'employer une trop grande quantité de batitures et de scories. Enfin l'argile délayée dans l'eau, et que l'on.

verse sur les charbons, contribue aussi à déterminer la fusion. Pendant le cours de l'opération, l'ouvrier a toujours soin d'entretenir la forge pleine de charbon, de jeter, de teins en tenus , un peu de scories, quelquefois un peu de batitures , de tenir la fonte bien recouverte de charbons, d'arroser de beaucoup d'eau le fraisil qui garnit le devant de la forge de retirer quelquefois les scories qui se rassemblent dons le creuset. Pour cette dernière opération il jette un seau

d'eau dans le cendrier, et débarrasse le trou supérieur de la plaque de fer qui sépare le creuset du cendrier ; alors les scories coulent dans le cendrier, elles sont jetées dans l'eau froide et cassées pour servir à de nouvelles fontes..

L'ouvrier jette des charbons à la forge, et

retire les scories du creuset environ vingt miemtes après avoir porté la fonte sur le feu ; répète cette opération cinq à six fois dans , OeSELTS de la fusion; trois quarts d'heure après. la partie inférieure du trousseau', qui est la -plus rapprochée du centre d'action. du feu, se trouve fondue ; alors l'ouvrier enfonce uni- peu;hr-fonte , il assure les pinces pour maintenir le trousseau au-dessits de la directiouxle la tuyère.

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