Journal des Mines (1803-04, volume 15) [Image 182]

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SUR LA MANIÈRE D'EXTRAIRE

pied. de 2 et 3). Les rebords du baquet, d'ungenéral hauteur ( 325 millimètres ) , sont, en

disposés en évasement, et forment, avec le fond, un angle d'environ 120 degrés (1) ( ancienne division ). Ces baquets sont faits ordinairement en bois de sapin ou en bois blanc, pour être plus légers et plus faciles à déplacer les rebords, cloues à plats joints, ou à rainure à sur le fond, sont assemblés entre eux aussi liés à tenons et mortoises , et plats joints ou par des équerres en fer qui consolident l'assemblage. On pratique un oeil ou anneau à chaque équerre , pour servir, ainsi qu'il sera dit ci-après (if. 21 ) , à déplacer facilement la baquet. 6. Le premier ouvrier enlève au louchet (2), la tourbe susceptible et jette dans le baquet manière. A fur et à d'être extraite de cette placé dans le mesure , le second ouvrier , baquet ou à côté, brise ou divise cette tourbe, soit avec ses pieds (3) , soit à l'aide d'un petit fourchet à pointes de fer (Voy. fi'. 4), ou d'un rabot de bois (4). Grossièrement divides rebords (x) Je pense qu'il serait préférable que l'un être placé du du baquet , celui destiné à sur la longueur perpendiculairement sur son fond.

côté du canal, ftitdisposé (2)11 est ici question du louchet ou pelle de fer ordinaire. Le premier ouvrier travaille ordinairement nuds pieds; le second ouvrier doit nécessairement être botté. Le rabot dont il s'agit ici est celui dont se servent les urinons et les pailloleurs, pour remuer et détremper la chaux. lonC'est un morceau de bois rond, de six à huit pouces de demi centimètres) sur environ trois pouces et gueur (16 à 22 de diamètre ( 9 centimètres ) , ayant un manche d'environ. trois pieds et demi de longueur ( 114 centimètres. )

ET DE PRIh'ARER- LA TOURBE, etc.

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sée , il priisie de l'eau (1) avec un seau de bois

appendu librement à une perche, et il la verse dans Te baquet : il achève ensuite de diviser la tourbe en la piétinant et en la mêlant avec le rabot, et il en extrait avec la main ou avec le fourchet, les bois ou roseaux non décomposés, et autres corps durs qui s'y trouvent mêlés.

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La meilleure manière de diviser la tourbe est de n'y mêler que la quantité d'eau indispensable, et, en général, le moins possible j'ajouterai que la sueur de l'ouvrier suffirait presque seule dans beaucoup de cas. Lorsque la tourbe est suffisamment divisée et réduite en une espèce de bouillie, le même ouvrier la déverse sur le terrain latéral, à l'aide d'une écope (2) , ou au moyen d'une petite planche emmanchée, en forme de ra.teau ; au bout d'une perche (3).-, ou de toute autre manière.

La largeur du tas de tourbe que l'on

forme avec cette espèce de bouillie , est indéterminée ; elle varie depuis environ douze pieds ( 39 décimètres ) , qui est le minimum, jusqu'à trente pieds ( 97 décimètres ) , qui est, (0 L'eau , dans les prairies tourbeuses de la Hollande, est ordinairement un pied et demi, deux ou trois pieds, au plus , au-dessous de la surfa.ce du sol ( de 49 à 97 certti, mètres. ) L'écope est une espèce de pelle de- bois , creuse et à rebords , dont on se sert ordinairement pour vider l'eau des bateaux : celle-ci a un manche de plus de deux pieds et demi de longueur ( plus de 81 centimètres. ) Le rateau étant connu et usité dans tout le département , je me dispense de décrire celui dont il s'agit ici.

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