Journal des Mines (1803-04, volume 15) [Image 4]

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SUR LE CUIVRE-HARSENIATL

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que je ne le fis alors, sur tout ce qui peut concerner cette très-intéressante substance. Vous n'offrez d'ailleurs , avec la modestie, compagne ordinaire du Véritable mérite, ces observations, qu'accompagnées d'un doute qui réclame nécessairement un nouvel examen. Vous combattez mon opinion sur la division que j'ai faite du cuivre arseniaté en quatre espèces, avec une délicatesse et une honnêteté qui donne infiniment de-prix. , pour moi, à la petite discussion minéralogique qui en devient le résultat nécessaire.. Il serait bien à désirer que tous les faits sur lesquels les opinions peuvent varier, se discutassent toujours de cette manière. Les sciences y gagneraient certainement

et ceux qui s'y livrent, en se rapprochant davantap.-,e les uns des autres , n'y perdraient rien. Ainequ.e vous, au moment où je m'occupai de la substance qui, depuis les premiers essais

du célèbre Klaproth sur elle, était dite être

une combinaison de l'acide arsenical et du cuire, je crus devoir considérer, , sous un même'., point de vue, les différentes formes cristallines

qu'elle montrait, en les faisant toutes partir d'une base commune ; et ce fut à déterminer cette base, ou le cristal primitif générateur de tous ceux de cette substance, que fut employé mon premier travail. Je ne tardai pas à m'aper-

cevoir que parmi les cristaux que j'avais soumis à l'examen , il existait deux formes qui ne pouvaient en aucune ,manière être rapportées aux

autre. L'analyse à fait voir depuis .` que l'une d'elles appartenait à un fer arsematé., qui avait été cité mal à` propos comme appartenant an

SUR LE CUIVRE ARSENIAT.

cuivre, et l'autre à une combinaison du cuivre et du fer avec l'acide arsenical , qui n'était encore nullement connu. Parmi les cristaux qui restaient , l'apparence qu'offrait chacun

d'eux 'tendant à repousser l'opinion,' qui voulaides rapprocher, il fallait nécessairement s'étayer, le plus fortement possible , _dé feus les autres caractères extérieurs que cette substance pouvait offrir au minéralogiste, pour parvenir à un résultat à leur égard. C'est exactement ce que j'ai fait, et lorsque l'ensemble de ces caLe ractères m'a forcé de- reconnaître qu'il existait quatre espèces bien distinctes, dans la masse des substances que je soupçonnais devoir appartenir à la Combinaison de' l'acideïrsenical. et du cuivre', j'aio-tie -cille j'éprouvai quelques satisfactions à voir ensuite les analyses d'un chimiste , justement estinié que .'est M. Chenevix., sanctionner en quelque Soi te la division à laquelle eieierVation m'aV;âftconduit. Vous remarquez que ces mêmes as.n.)a.lyses , ayant été répétées par M. Vauquelin, ont varié dans leur résultat,: il en dérive- nécessairement -que ce point 'd'appui chanakt': et devient pour moi au ni-Cins incertain':«jjnb'andenne donc et laisse à la chimie Wdieigsiarx -r d'un fait qui lui appartient , et n'était pour mol. qu'Un auxiliaire puissant'; pour me renfermer dans les strictes bornes qui limitent la:Minéralogie proprement dite. Mais auparavant permettez-moi de ?lacer: ici quelques . réflexions , d'abord sur la -Métli`ode que je Crois propre à suivre pour déterMiner la réunion, ou la séPa.' ration des substances, et ensuite sur la possibilit'é de trouver eusieurs A. a